Comment favoriser la démocratie participative ?

Jean-Christophe Giuliani

La participation des citoyens à la vie politique est l’une des conditions de la transformation sociale. Du Grec dèmos, « ensemble des citoyens » et kratos, « pouvoir », la démocratie désigne le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu et exercé par l’ensemble des citoyens. Comme ils détiennent la légitimité du pouvoir politique, les citoyens participent aux délibérations et aux prises des décisions qui concernent le vote des lois, du budget, des impôts et de l’organisation du « vivre ensemble ». Tandis que dans une démocratie directe, les citoyens exercent directement leur souveraineté, dans une démocratie représentative, ils l’exercent par l’intermédiaire de représentants élus (président, députés, maires, etc…). Dans un régime démocratique, la constitution et les lois permettent de garantir l’égalité des droits, la liberté d’expression, d’association et de culte et de disposer d’une presse libre. Avant de proposer des solutions pour favoriser la démocratie, il m’est apparu nécessaire de questionner la compatibilité de la démocratie avec la semaine de 5 jours.

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Le phénomène des emplois bidons ou des bullshit Jobs

Article de David Graeber initialement publié en anglais sur Strike Magazine.

Dans une société où les poètes se métamorphosent en avocats d’affaires pour assurer les besoins matériels de leur famille et où l’inutilité de la plupart des emplois est criante au point d’être admise par ceux qui les occupent. L’anthropologue David Graeber revient sur les contradictions de la vision actuelle du travail.

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Brown-out : quand le travail ne donne plus de sens à la vie

Jean-Christophe Giuliani

– Source : Réinventer son travail, Brownout-travail-vide-de-sens[1].

Après le « burn-out », qui correspond à un épuisement professionnel lié à une surcharge de travail, le « bore-out », qui correspond à un épuisement lié à l’ennui sur le lieu de travail, le « brown-out » apparaît comme le nouveau mal du siècle qui ronge les cadres[2]. Le brown-out, qui concerne principalement les cadres, est une sorte de baisse de tension liée à l’absurdité, à l’inutilité et l’absence de sens du monde du travail. Selon les chiffres de l’Ipsos, quels que soient les niveaux hiérarchiques, 54 % des salariés français seraient démotivés ou désengagés dans leur travail. Une étude de 2013, menée auprès de 1 000 cadres dirigeants américains (PDG, cadres de l’industrie et avocats d’affaires), montre que 40 % souffrent de brown-out[3]. Les symptômes du brown-out sont l’absence de motivation, la lassitude, le désengagement et une forme de fatigue spirituelle qui peuvent conduire à un dégoût de soi, à un repli sur soi, à des troubles physiologiques et psychologiques, à une dépression, voire même au suicide.

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Liberté du commerce des grains et ultralibéralisme

Jean-Christophe Giuliani

Le contrôle et la régulation des prix des subsistances sont plus anciens que la liberté du commerce. Ayant une origine biblique, la régulation des prix des grains est inscrite dans la loi depuis l’apparition de notre civilisation. Dans son ouvrage « La vie chère et le mouvement social sous la terreur », l’historien Albert Mathiez faisait remarquer que « Nos ancêtres ont vécu pendant des siècles dans la crainte obsédante de la disette. Assurer la subsistance du peuple était alors le premier devoir des gouvernants. »[1] Le premier devoir d’un Roi ou d’un gouvernant était donc de garantir la subsistance du peuple. Le Roi était lié au peuple par un contrat implicite : le peuple obéit tant que le Roi assure les subsistances. S’il ne remplit plus son devoir, le peuple n’est plus tenu de lui obéir. Étant indispensables aux subsistances, les grains n’étaient pas une marchandise comme les autres.

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De mai 68 à mai 2018, une révolution silencieuse du rapport au temps

Jean-Christophe Giuliani

En mai 2018, la France va commémorer les événements de mai 68. En abordant les processus économiques et sociaux qui ont conduit à mai 68 et à la crise que la France subit depuis 1973 à partir de la « dynamique des temps sociaux », il est possible de comprendre le présent et de tenter d’appréhender l’avenir. À partir de cette dynamique, je vais tenter de donner une explication inédite à cette « crise » et d’entrevoir les facteurs d’une transformation sociale qui est déjà en cours. En effet, la journée de 8 heures conquise en 1919, le second jour de repos hebdomadaire et les 2 semaines de congés payés conquis en 1936, ainsi que le partage plus équitable de la valeur ajourée conquis après la Seconde Guerre mondiale, ont permis l’accès à la quatrième phase de la dynamique des temps sociaux. En permettant la constitution de bloc de temps sociaux homogènes, ces conquêtes économiques et sociales ont favorisé l’émergence de nouvelles valeurs, de nouveaux modes de production et de nouvelles catégories sociales dominantes. Ces blocs de temps sociaux ont favorisé une révolution silencieuse du rapport au temps qui a conduit aux révoltes de mai 68. Pour faire face à cette « crise » du rapport au temps, les élites économiques et politiques avaient le choix entre deux solutions : réduire le temps de travail ou provoquer une « crise ».

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Historique de la réduction du temps de travail

Jean-Christophe Giuliani

Source : Podcast 2000 ans d’histoire de France Inter du 21 mars 2014.

La réduction du temps de travail, qui c’est arrêté en 1936, a longtemps été le moteur de l’histoire et de la transformation sociale. Afin de comprendre le présent et de tenter d’appréhender l’avenir, je vais aborder les transformations sociales provoquées par la réduction du temps de travail. En m’appuyant sur la dynamique des temps sociaux, je commencerai par montrer comment les lois sur la réduction du temps de travail ont favorisé les conditions d’une révolution silencieuse du rapport au temps. En permettant l’émergence de nouveaux temps sociaux, de nouvelles valeurs, de nouveaux modes de production et de nouvelles catégories sociales, la conquête du temps libre a provoqué une transformation profonde de la société. En m’inspirant de la quatrième phase de cette dynamique, je tenterai ensuite de montrer comment la réduction du temps de travail aurait pu provoquer un changement de société, de donner une explication inédite à la crise que la France subit depuis 1973 et d’entrevoir les facteurs d’une transformation sociale en cours.

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L’homo œconomicus banaliserait-il le mal ?

Jean-Christophe Giuliani

Article publié dans le 31e numéro du journal Kairos de novembre et décembre 2017.  Kairos : http://www.kairospresse.be/abonnement

Le développement économique a permis aux populations des pays industrialisés d’accéder à un niveau de confort matériel sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Malgré ce bien-être matériel, « l’homo œconomicus »[1] continue à produire et à consommer toujours plus de biens et de services marchands. Les ressources de la planète étant limitées, la surproduction et la surconsommation provoquent le réchauffement du climat, l’épuisement des matières premières, la pollution de l’air, de l’eau et des sols et la disparition de la biodiversité. Ce mode de vie menace donc notre qualité de vie, notre processus démocratique et la survie des générations présentes et à venir.

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Croissance du PIB = Effondrement

Jean-Christophe Giuliani

Depuis le milieu des années 70, la croissance du PIB est présentée par les décideurs économiques et politiques comme la seule solution envisageable pour inverser la courbe du chômage. En proposant toujours de relancer la croissance pour créer des emplois, ces décideurs menacent notre qualité de vie, notre processus démocratique et la survie des générations présentes et à venir. En 1972, les sages du Club de Rome ont publié un ouvrage intitulé « les limites de la croissance ». En prenant en compte les variables de l’évolution technologique, de la population, de l’alimentation, des ressources naturelles et de l’environnement, ils sont arrivés à la conclusion qu’une croissance illimitée du PIB n’était pas compatible avec les ressources limitées de la planète. D’après cette étude, si les tendances actuelles se poursuivaient, le système mondial s’emballerait et s’effondrerait au début du 21e siècle.

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Partage des bénéfices et hausse du chômage

Jean-Christophe Giuliani

Les gains de productivité sont souvent présenté comme l’une des principales causes de la hausse du chômage. La question qu’il apparait pertinent de se poser est celle-ci : est-ce que se sont les gains de productivité ou le mode de redistribution des bénéfices générés par ces gains qui seraient responsable de la hausse du chômage ?

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Courir après le temps…

Jean-Christophe Giuliani

Bande annonce : Time out de Andrew Niccol, sorti en 2011.

Le temps est au cœur de nos préoccupations quotidiennes. Nous passons notre temps à dire que nous manquons de temps, qu’il nous faut plus de temps, etc. Selon une étude menée par Viavoice, 71% des salariés disent manquer de temps, notamment pour profiter de leurs proches ou avoir plus de loisirs. L’individu et le temps étant étroitement liés dans l’action qui se vit au présent, dans l’optique d’une réflexion sur les conditions d’un changement de mode de vie individuel, il apparaît nécessaire de le prendre en considération. Pour cela, je commencerai par quantifier le temps libre dont dispose un individu sur sa durée de vie active, une semaine et une journée. Ensuite, je tenterai de trouver les moyens qu’il a sa disposition pour retrouver du temps libre. Pour finir, en m’appuyant sur des exemples d’emplois du temps professionnel, je tâcherai de démontrer que l’aménagement du temps a un impact direct sur le mode de vie et la qualité de vie d’un individu.

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