La réduction du temps de travail : un choix de société !

Jean-christophe Giuliani

Depuis la loi Aubry sur les 35 heures, la réduction du temps de travail ne fait plus l’objet de débats. Que ce soit au PS ou à l’UMP, s’ils parlent de la durée du travail, c’est pour abroger les 35 heures ou l’augmenter. En ce qui concerne le MEDEF, il considère la réduction du temps de travail comme un frein à la compétitivité des entreprises françaises et donc, la cause du chômage. Le fait que les élites économiques et politiques évitent d’ouvrir ce débat est probablement dû au fait que la réduction de la durée légale du temps de travail n’est pas un choix économique, mais un choix de société. Afin de l’ouvrir à nouveau, je commencerai par expliquer pourquoi la réduction du temps de travail est un choix de société.

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Réduction du temps de travail

Jean-Christophe Giuliani

La réduction du temps de travail, qui c’est arrêté en 1936, a longtemps été le moteur de l’histoire et de la transformation sociale. En m’appuyant sur la dynamique des temps sociaux de Rogers Sue[5], je vais tenter de montrer comment les réductions successives du temps de travail ont favorisé l’émergence de nouveaux temps sociaux et donc, les conditions d’une transformation sociale qui est actuellement en cours. Pour démontrer cette thèse, je me servirai de l’historique des lois sur la réduction de la durée légale du temps de travail. Ces lois me serviront de fils conducteurs à un récit historique et me permettront de calculer l’évolution du temps de travail d’un point de vue quantitatif.

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Anatomie des processus révolutionnaires

Crane Brinton à réaliser une anatomie de la révolution, à partir de l’analyse de la révolution anglaise, française, américaine et soviétique, qui met en évidence « quelques généralisations provisoires » des processus révolutionnaires[1].

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La croissance contribuerait-elle à la hausse des déchets ?

Jean-Christophe Giuliani

Chaque jour, les entreprises et les ménages rejettent des milliers de tonnes de déchets industriels et domestiques. En 2012, tandis qu’un français rejetait en moyenne 521 kg/hab de déchets municipaux, un américain en rejetait 725 kg/hab, soit 39 % de plus[39]. Avant de proposer des solutions pour réduire les déchets domestiques, il est nécessaire d’identifier les causes de leur augmentation. Le graphique ci-dessous présente la croissance des déchets domestiques parisiens par types et kg/hab de 1940 à 2004.

–  Source : Preisser Pierre et Haddag Lyes, Expliquer la production de déchets ménagers parisiens sur la période de 1949-2004[40].

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La servitude douce et paisible du peuple

Alexis de Tocqueville

Extrait de : De la Démocratie en Amérique, vol II (Quatrième Partie : Chapitre VI) (1840) de Alexis de Tocqueville

Lorsque je songe aux petites passions des hommes de nos jours, à la mollesse de leurs mœurs, à l’étendue de leurs lumières, à la pureté de leur religion, à la douceur de leur morale, à leurs habitudes laborieuses et rangées, à la retenue qu’ils conservent presque tous dans le vice comme dans la vertu, je ne crains pas qu’ils rencontrent dans leurs chefs des tyrans, mais plutôt des tuteurs. Je pense donc que l’espèce d’oppression dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera à rien de ce qui l’a précédée dans le monde; nos contemporains ne sauraient en trouver l’image dans leurs souvenirs. Je cherche en vain moi-même une expression qui reproduise exactement l’idée que je m’en forme et la renferme; les anciens mots de despotisme et de tyrannie ne conviennent point. La chose est nouvelle, il faut donc tacher de la définir, puisque je ne peux la nommer.

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Pourquoi travailler toujours plus rendrait-il plus bête ?

Jean-Christophe Giuliani

Une étude britannique parue dans le monde.fr de 2009 a fait apparaître que le travail rend bête . Afin de donner une explication à ce phénomène, nous l’aborderons à partir de l’étude de Michaël Ballé sur « le moindre effort mental » .

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Mode positionnel ou mode personnel : un choix de société

Jean-Christophe Giuliani

Le maintien des peuples dans un état de « servitude volontaire » ne s’obtient pas exclusivement par l’emploi de la force. En effet, comme l’affirmait Talleyrand « On peut tout faire avec des baïonnettes sauf s’asseoir dessus »[1]. Celui qui emploie la force pour asseoir son autorité ne peut se maintenir qu’en faisant régner un climat de peur et d’insécurité. Dès que la bride se relâche, les frustrations, les amertumes et la haine accumulées conduisent les dominés à se révolter et à remettre en question l’ordre établi. De ce fait, afin de légitimer leur autorité hiérarchique, les dominants utilisent une stratégie beaucoup plus subtile qui consiste à instrumentaliser le mode d’incitation des familles.

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J’ai besoin d’amour ou j’aime…

Jean-Christophe Giuliani

Étant la source de gratification la plus agréable et la plus profonde, l’amour, qu’il est aussi possible de traduire sous la forme de l’amitié ou d’une relation authentique à l’autre, est indispensable à l’émancipation des facultés de l’individu. Selon Erich Fromm, l’amour peut se vivre, souvent de manière inconsciente, sous la forme d’un manque « l’amour manque », de « l’amour avoir » ou de « l’amour Être ». Comme ils s’éprouvent à travers des pratiques quotidiennes, ces modes relationnels ne sont pas de simples concepts abstraits.

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Le travail aliéné

Karl Marx (1844)
Okonomisch philosophische manuskripte 1844, MEGA ½, p 364-366
Manuscrits économico-philosophiques de 1844, Vrin, p 117-119.
Nous partons d’un fait actuel de l’économie nationale

Le travailleur devient d’autant plus pauvre qu’il produit plus de richesse, que sa production croît en puissance et en volume. Le travailleur devient une marchandise d’autant plus vile qu’il crée davantage de marchandises. La dévalorisation du monde des hommes augmente en raison directe de la valorisation du monde des choses. Le travail ne produit pas seulement des marchandises ; il se produit lui-même, et le travailleur avec lui, en tant que marchandise, et cela dans la mesure même où il produit de façon générale des marchandises.

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Pourquoi le revenu universel menacerait-il la satisfaction des besoins essentiels ?

Jean-Christophe Giuliani

Au premier abord, le revenu universel apparaît comme une solution pertinente aux problèmes du chômage, de la pauvreté et des inégalités. Au lieu de me focaliser sur le montant de ce revenu et les moyens de le financer, je me suis intéressé aux conditions de production des biens et services destinés à satisfaire les besoins essentiels. Cette analyse fait apparaître, qu’au lieu de garantir et de sécuriser la satisfaction des besoins essentiels, ce revenu risque de rendre la satisfaction de ces besoins plus aléatoire.

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