Programme politique

L’objectif du Mouvement Pour un Développement Humain est de mettre l’économie au service du développement et de l’émancipation de chaque individu.

Programme à télécharger : Programme 2018

 

Nous vivons dans un monde d’abondance

Le progrès technique et l’organisation du travail nous ont permis d’accéder à un niveau de confort matériel sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Malgré ce bien-être matériel, nous continuons à produire et à consommer toujours plus de biens et de services marchands.

Les ressources de la planète sont limitées

Les ressources de la planète étant limitées, la surproduction et la surconsommation menacent notre qualité de vie, notre processus démocratique et la survie des générations présentes et à venir. Pour éviter cette catastrophe annoncée, nous avons le devoir et la responsabilité de changer notre mode de vie en moins de 10 ans.

Donner un sens à la vie qui soit désirable

Pour être désirable, ce changement devra être en mesure de donner un nouveau sens à la vie et d’apporter une vision de l’avenir viable et atteignable capable de mobiliser les énergies individuelles et collectives.

Changer notre rapport au temps

Notre mode de vie, nos valeurs, notre représentation de l’existence et l’ordre social sont déterminés par le temps que nous consacrons à travailler et les moyens que nous utilisons pour satisfaire notre besoin d’estime.

Changer le rapport à soi et aux autres

Que nous soyons d’une part, membre des couches populaires ou de la classe moyenne, ou, d’autre part, cadre, chef d’entreprise, entrepreneur, indépendant, agriculteur, artisan, ou commerçant, le changement sera désirable s’il est en mesure de procurer à chacun d’entre nous les moyens temporels d’améliorer notre qualité de vie et de changer le rapport que nous tissons avec nous-même et les autres.

Se réaliser autrement que par l’activité professionnelle et la consommation

C’est-à-dire se socialiser, définir son identité, structurer le rythme de son existence, nourrir l’estime de soi, se distinguer, s’affirmer et se réaliser autrement que par l’activité professionnelle et la consommation.

Je tiens à mettre en face de leurs contradictions les ultralibéraux, ainsi que les libertariens qui prônent la liberté individuelle et la propriété de soi. Être libre, autonome et propriétaire de soi, nécessite de pouvoir choisir son mode de vie et le sens que l’on souhaite donner à sa vie. Au nom de la liberté individuelle, un ultralibéral pourrait objecter que le choix de travailler 3 jours par semaine devrait être le résultat d’une négociation, d’un accord et de la signature d’un contrat entre le salarié et son employeur. Pour ne pas se laisser piéger par ce discours idéologique, il est nécessaire de s’intéresser aux réalités économiques et sociales. Une négociation peut avoir lieu sur une base libre et non faussée si les deux parties en présence sont de force égale. Si l’un des deux est dépendant de l’autre, il ne peut pas y avoir d’accord libre. La France comprend plus de 7 millions d’actifs sans emploi et à temps partiel « subi ». Tant que le taux de chômage sera élevé, le rapport de force sera en faveur de l’employeur. À cause de la peur du chômage, ce choix ne peut pas relever d’une négociation individuelle. Étant donné que ce choix serait interprété comme un signe de retrait et de démotivation, le cadre qui solliciterait l’autorisation de travailler 3 jours risquerait de perdre son emploi au profit d’un autre qui ne compterait pas ses heures. Pour que chacun ait ce choix, la loi doit donc garantir la liberté de choisir entre « travailler plus pour gagner plus » ou travailler 3 jours par semaine pour gagner moins. C’est donc à l’État que revient la responsabilité de fixer le cadre légal de la négociation entre le salarié et l’employeur. Lorsque la norme de la semaine de travail sera limitée à 3 jours par la loi, le salarié qui souhaitera travailler plus aura le droit et la liberté de le négocier avec son employeur. Au même titre que je défends le droit à travailler 3 jours par semaine, au nom de la liberté, je défendrai le droit du salarié qui souhaitera travailler plus pour gagner plus.

Même s’il obtient satisfaction, en travaillant moins, le salarié gagnera moins. Étant donné que les prix de l’alimentation et du logement sont actuellement dérégulés par l’Ordonnance n°86-1243 du 1er décembre 1986 relative à la liberté des prix et de la concurrence, il sera confronté à une hausse des prix avec un revenu en baisse. Le salarié, qui a une femme, des enfants et les traites de sa maison à rembourser, n’a donc pas la liberté de faire ce choix. Cette prise de risque inconsidérée serait totalement irresponsable. Seul un rentier, qui dispose d’un patrimoine important, ainsi qu’un célibataire ou un couple sans enfants, qui n’a pas de traites et de crédits à rembourser, a la possibilité de prendre ce risque. Pour que la liberté de travailler 3 jours soit envisageable, elle doit donc assurer la capacité de se nourrir, de se loger, de payer ses factures d’eau, de gaz et d’électricité, de s’habiller et d’assurer un minimum de conforts matériels. Elle doit également permettre à chacun de bénéficier d’une protection sociale, d’un système de santé et d’une éducation. Pour que les salariés aient les moyens d’assurer la satisfaction de leurs besoins essentiels, non seulement, il doit pouvoir gagner un salaire compris entre 1 040 € et 1 660 € par mois, mais en plus, les prix des subsistances doivent être régulés par la loi. Pour que cette fourchette de revenu soit viable, une distinction doit à nouveau être faite entre les biens et services essentiels destinés aux subsistances et ceux qui sont ostentatoires. Au nom de la liberté, les prix de ceux qui sont ostentatoires, c’est-à-dire destinés à se distinguer, à affirmer sa réussite et à nourrir l’estime de soi, doivent être soumis à la loi du marché. En revanche, toujours au nom de la liberté, les prix de ceux qui sont destinés aux subsistances doivent être régulés par la loi. En s’inspirant de l’ancien régime, de la « loi du maximum général » et de l’Ordonnance n°45-1483 du 30 juin 1945 relative aux prix, le gouvernement aura le devoir et la responsabilité de voter une nouvelle « loi du Maximum ».

Au même titre que la « semaine de 3 jours », le « revenu optimal et maximum » et la « loi du Maximum » ne sont pas des choix économiques, mais des choix de société. En se cumulant, ces droits procureront à chaque individu une sécurité et une stabilité matérielle indispensable à l’expérimentation de nouvelles pratiques quotidiennes. Si les ultralibéraux et les libertariens ne mettent pas en œuvre ces trois projets de loi, le principe de « liberté » dont ils se revendiquent n’a qu’un seul objectif : défendre la propriété privée, la cupidité d’une minorité d’individus immatures sur le plan psychologique, la soi-disant loi du marché et le pouvoir temporel de l’argent qui permet à un ordre économique déclinant de légitimer son autorité.

Jean-Christophe Giuliani

Pour approfondir chacune des propositions de ce programme, qui permettra d’en finir avec le chômage et de changer notre mode de vie, je vous invite à lire « En finir avec le chômage : un choix de société ! » et « Satisfaire nos besoins : un choix de société ! ».

Ces deux livres sont disponibles sous un format Kindle ou papier. Afin d’y accéder, il suffit de cliquer les liens « En finir avec le chômage » et « Satisfaire nos besoins » ou de cliquer sur les couvertures des livres.

 

 

 

 

 

 

 

Pour accéder aux pages du programme politique :

– Pour construire un modèle économique durable

– Pour sécuriser la satisfaction des besoins essentiels

– Pour choisir notre vie et notre mode de vie

– Pour changer nos valeurs et nos critères de réussite

2 réflexions au sujet de « Programme politique »

  1. Bonjour,

    tout d’abord et avant d’aller plus loin dans ma critique, je résumerai tout en une seule phrase, une aphorisme en forme de slogan.

    La liberté économique commence là où s’arrête les nécessités du contrat social et s’arrête là où commence les contraintes écologiques.

    La liberté économique est donc la variable d’ajustement entre les nécessités du contrat social et les contraintes écologiques.

  2. J’adhère a ces slogans

    Il est indispensable de distinguer ce qui est nécessaire de ce qui est ostentatoire.

    La loi doit intervenir pour réguler le prix des biens et services destinés à la satisfaction les besoins essentiels. La fixation des prix ne doit pas être laissé à la discrétion de la loi du marché ou de la loi dite « de l’offre et de la demande ».

    A l’inverse, la fixation des prix des biens et services ostentatoires peut être totalement libre et laissé à la discrétion de la « loi du marché ».

    La limite à la liberté de l’économie qui repose sur la production et la distribution des biens et de services ostentatoire doit être ajusté en fonction des variables écologiques et climatiques ainsi que des ressources de la planète (ressources naturelles, matières premières et énergies).

    Les ressources de la planète étant limité, une consommation ostentatoire et une croissance du PIB illimitées ne sont pas viable à long terme.

    Par conséquent, la loi doit également intervenir pour éviter que la Religion économique menace le processus démocratique, notre qualité de vie et les conditions de la vie sur notre planète.

    Afin d’approfondir, je vous invite à lire ces pages :

    http://www.mouvementpourundeveloppementhumain.fr/nos-fondements-theoriques/la-reduction-du-temps-de-travail-peut-elle-supprimer-le-chomage/comment-preserver-son-pouvoir-dachat-en-travaillant-3-jours-par-semaine/lhistorique-de-la-regulation-et-de-la-deregulation-des-prix-des-subsistances/

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