Compétition et hiérarchie en milieu d’abondance

« Un pays bien organisé est celui où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui et le gouverne. » Voltaire [1]

« Dans notre monde, ce ne sont pas des hommes que vous rencontrez le plus souvent, mais des agents de production, des professionnels. Ils ne voient pas non plus en vous l’homme, mais des concurrents, et dès que votre espace gratifiant entre en interaction avec le leur, ils vont tenter de prendre le dessus, de vous soumettre. » Henri Laborit [2]

Comme elle conduit l’humanité à sa perte, nombreux sont ceux qui souhaitent sortir du modèle compétitif et hiérarchique de la Religion économique. Avant de proposer des solutions pour en sortir, il est nécessaire d’appréhender les mécanismes psychologiques et sociaux à l’origine de ce modèle de société.

La survivre d’un organisme vivant ou d’un individu dépendent de sa capacité à s’approprier les ressources disponibles dans son milieu pour satisfaire ses besoins et se procurer du plaisir. L’appropriation des ressources destinées à satisfaire ces besoins contribue à structurer les comportements sociaux et le modèle d’organisation de notre société. De ce fait, elle est au cœur de la compétition pour le pouvoir et de l’instauration des hiérarchies sociales.

Schéma de la dynamique des groupes sociaux

Compétition et hiérarchieLe schéma de la dynamique des groupes fait apparaître qu’en fonction de la disponibilité des ressources (limitées ou abondantes), et de leur répartition (dispersées ou concentrées), leur appropriation fera l’objet ou non d’une compétition à l’origine de la structuration de dominance et de hiérarchie sociale.

La principale motivation d’un individu est de s’approprier des ressources pour d’une part, satisfaire ses besoins, et, d’autre part, se procurer du plaisir et éviter de souffrir. Étant entouré d’agents qui convoitent les mêmes que lui, en fonction de la rareté ou de l’abondance de ces ressources, il va mettre en œuvre différentes stratégies pour se les approprier.

  • Quelles sont les conséquences des ressources abondantes ?

« Si au lieu de considérer l’avenir, nous considérons le passé, nous nous apercevons que le problème économique, la lutte pour sa subsistance a toujours été jusqu’à présent le problème le plus absorbant de la race humaine, non seulement de la race humaine, mais de toute l’espèce biologique, qu’il s’agit des formes de vie les plus primitives. Et la nature nous a expressément façonnés de telle sorte que nos impulsions et nos instincts les plus profonds se trouvent tournés vers la solution des problèmes économiques. Le problème économique résolu, l’humanité sera dépourvue de son but traditionnel. […] Ainsi pour la première fois depuis ses origines, l’homme se trouvera face à face avec son véritable, son éternel problème – quel usage faire de sa liberté, comment occuper les loisirs que la science et les intérêts composés lui auront assurés, comment vivre sagement et agréablement, vivre bien ? » [3]

Lorsque les ressources sont abondantes, la compétition n’est pas nécessaire pour se les approprier. Comme le fait remarquer John Maynard Keynes en 1933, depuis l’aube de l’humanité, l’Homme a consacré son temps et son énergie à satisfaire ses besoins essentiels. Depuis le milieu des années 60, les gains de productivité générés par le progrès technique et l’organisation du travail ont permis aux populations des pays industrialisés de passer d’un état de pénurie à un état d’abondance matérielle sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Les besoins essentiels satisfaits, la satisfaction des besoins d’estime et de réalisation de soi, ainsi que l’angoissante question du sens de la vie, émergent à la conscience d’une couche croissante de la population des pays industrialisés. Comme l’avait constaté Jean Rousselet au début des années 70, les besoins essentiels satisfaits, l’activité professionnelle n’apparaissait pas capable de répondre aux nouvelles aspirations d’une couche croissante des salariés.

« Les jeunes ne sont pas seuls à témoigner d’une telle désaffection pour l’activité de travail. Beaucoup d’adultes, de travailleurs déjà insérés dans la vie active ressentent ou affichent le même mépris des tâches et des responsabilités qui sont exigées d’eux. Chez certains, cet état d’esprit ne fait que prolonger un état d’esprit développé pendant la jeunesse. L’expérience vient le renforcer en permettant de vérifier sur le terrain le pessimisme des jugements préalables et surtout en dévalorisant tout ce qui avait pu contribuer à embellir la perspective de la future existence professionnelle d’attraits étrangers à son aspect purement travail [4]. » « Il n’est pas sans intérêt d’apprendre ainsi que si pour 98 % des jeunes l’activité laborieuse a aujourd’hui complètement perdu son sens de devoir ou d’obligation morale, il en va de même pour 95 % des adultes. Pour cette écrasante majorité, elle n’est plus et dans un ordre décroissant, qu’un moyen de gagner sa vie, un échange de temps contre de l’argent, une contrainte sociale et pour quelques-uns même le seul moyen de lutter contre l’ennuie. » [5]

Leurs besoins essentiels étant satisfaits et leurs situations sociales étant stabilisés, de nombreux salariés et jeunes des classes moyennes aspiraient à trouver un nouveau sens à leur vie, à émanciper leurs facultés et à se réaliser. Ayant compris que l’activité professionnelle et la consommation n’avaient pas la vocation de répondre à leurs aspirations, ils étaient nombreux à souhaiter réduire leur temps de travail pour consacrer plus de temps et d’énergie à expérimenter de nouvelles pratiques de socialisation et d’expression. Les piliers de la religion économique étant l’activité professionnelle et la consommation, ce processus menaçait l’autorité des élites économiques. Afin de préserver la légitimité de leur autorité, les élites ont mis en pratiques diverses stratégies pour maintenir les populations dans un état de pénurie artificielle.

La première stratégie consiste à entretenir la peur du chômage et de l’exclusion sociale. La hausse du chômage, qui ne cesse de progresser depuis le milieu des années 70, a transformé les offres d’emploi en une ressource limitée. Depuis, la principale préoccupation d’un salarié est de préserver son emploi, tandis que celle d’un chômeur est d’en retrouver un rapidement pour éviter de se retrouver en situation d’exclusion sociale. Depuis, la compétition pour l’emploi et sa préservation à supplanter le besoin de réalisation et le questionnement sur le sens de la vie.

La seconde relève de la responsabilité du gouvernement. Sa mission consiste à entretenir un climat de rareté artificiel en investissant massivement dans le secteur d’activité lié à « l’économie du désastre »[6] dont les principales dépenses sont destinées à l’industrie de la sécurité et de l’armement. George Orwell faisait remarquer dans « 1984 » que la vocation de la guerre était de détruire les surplus de richesse produits par le travail humain sans augmenter la qualité de vie et le bien-être des populations.

« Le problème était de faire tourner les roues de l’industrie sans accroître la richesse réelle du monde. Des marchandises devaient être produites, mais non distribuées. En pratique, le seul moyen d’y arriver était de faire continuellement la guerre. L’acte essentiel de la guerre est la destruction pas nécessairement de vies humaines, mais des produits du travail humain [7][…] Le but de la guerre moderne (en accord avec les principes de la double pensée, ce but est en même temps reconnu et non reconnu par les cerveaux directeurs du Parti intérieur) est de consommer entièrement les produits de la machine sans élever le niveau général de vie. » [8]

La guerre froide contre l’URSS a permis au complexe militaro-industriel [9] des États-Unis de justifier la hausse de ses dépenses. Après la chute de l’Union soviétique, le gouvernement américain n’avait plus d’ennemis pour justifier la hausse de ses dépenses. « Le choc des civilisations » d’Huntington, lui a permis de s’en trouver un nouveau : l’archaïsme de la civilisation musulmane contre la modernité de la civilisation chrétienne. L’attentat du 11 septembre 2001 attribué au groupe terroriste Al-Quaida a provoqué un choc dans l’esprit du peuple américain. Ce choc a provoqué un sentiment de peur et d’insécurité qui a permis au gouvernement de George W Bush de justifier une intervention en Afghanistan et en Irak, et donc, l’augmentation de ses dépenses militaires. Au nom de la guerre contre le terrorisme, de 2001 à 2007, les dépenses militaires des États-Unis sont passées de 296 à 451 milliards $, soit une hausse de 52% en 6 ans. Ces dépenses militaires, qui creusent la dette publique de l’État, sont financées par des emprunts publics souscrits auprès de banques privées qui seront ensuite remboursés par les contribuables. Cette dette publique contribue à justifier la réduction des dépenses sociales, du budget de l’éducation, des caisses de retraite, de la santé et la privatisation des services publics. En provoquant un climat de rareté artificielle, la guerre entretient un climat de compétition autour des ressources nécessaires à la satisfaction des besoins essentiels. Son but, légitimer le pouvoir de l’élite économique et maintenir l’ordre social.

  • Quelles sont les conséquences des ressources limitées ?

Lorsque les ressources sont présentes en quantités limitées, en fonction de leur dispersion (dispersée ou concentrée), deux modèles compétitifs peuvent apparaître. Si les ressources sont dispersées, comme elles ne peuvent être défendues, une compétition agressive fondée sur la vitesse se met en place pour se les approprier avant les autres. Étant des ressources limitées dispersées sur l’ensemble des mers, l’appropriation des réserves de poisson fait l’objet d’une compétition basée sur la vitesse. Par conséquent, le pêcheur qui dispose d’un bateau industriel ira plus vite à s’approprier ces ressources que celui qui dispose d’une simple barque de pêche. Le consommateur solvable est la ressource des enseignes de la grande distribution (Carrefour, Auchan, etc.). Cette ressource étant limitée et dispersée sur un territoire donné, l’implantation d’un hypermarché est l’objet d’une compétition agressive fondée sur la vitesse. Le plus performant est celui qui est capable de s’implanter en premier pour conquérir les consommateurs solvables avant les autres. Plus il sera rapide, plus il empêchera l’expansion de ses concurrents. À terme, ce processus conduit à l’absorption des moins rapides (Continent, Champion, etc.) par le plus performant (Carrefour).

Lorsque les ressources sont concentrées, elles peuvent être défendues. Dans ce cas, une compétition agressive fondée sur le contrôle de ces ressources conduit à l’établissement d’une hiérarchie sociale. Comme elles s’épuisent en fonction de leur exploitation et ne peuvent pas se reconstituer sur une ou plusieurs générations, les stocks d’énergie fossile (pétrole, gaz naturel, charbon) et de minerais (fer, plomb, uranium, coltan, etc.) sont limités. Étant souvent concentrée sur des territoires donnés, leur appropriation fait l’objet d’une compétition agressive entre des groupes ou des États. Le coltan est un métal stratégique qui intervient dans la fabrication des composants électroniques. Comme 80 % des réserves sont concentrées au Congo, au même titre que le pétrole, l’uranium, etc., le contrôle de ces réserves est à l’origine guerres et de conflits meurtriers. Les ressources pétrolières sont concentrées en quantité limitée dans certaines régions du monde (Iran, Irak, Venezuela, Arabie Saoudite, Libye, Kazakhstan, etc.)[10]. Le contrôle de ces ressources est à l’origine de guerres (Irak en 2003, etc.) et de coups d’État (1953 Mossadegh en Iran, 2002 Hugo Chavez au Venezuela, etc.). La compétition pour l’appropriation de ces ressources a permis l’apparition de puissants groupes pétroliers (Standard Oil, BP, Total, etc.), et de dynasties familiales (Rockefeller « Standard Oil », Al Saoud d’Arabie Saoudite, etc.), qui détiennent un réel pouvoir économique et politique sur l’ensemble de la planète.

  • La compétition pour l’appropriation des ressources serait-elle la cause des hiérarchies sociales ?

Générant des gagnants et des perdants, la compétition agressive pour les ressources engendre l’apparition de hiérarchies sociales. Les dominants se situent en haut de la hiérarchie sociale (noblesse, bourgeoisie, élite bureaucratique en URSS, etc.), tandis que les dominés (esclaves, serfs et salariés) se trouvent en bas. Pour asseoir son autorité, l’ordre dominant repose la légitimité de son pouvoir sur un système idéologique qui peut être religieux, économique ou politique. Tant que les dominés acceptent docilement leur « servitude volontaire « [11], les dominants sont relativement pacifiques. Par contre, si les dominés cherchent à remettre en question la légitimité de leur autorité, les dominants disposent de la force militaire, de la loi, de la violence policière, de la propagande, de la guerre, de la peur du chômage, etc., pour les contraindre à se soumettre. Afin d’éviter d’être punis (mort, torture, licenciement, excommunication, exclusion sociale, etc.), les dominés ont intériorisé qu’il était préférable d’éviter de convoiter les ressources accaparées par les dominants en apprenant à vivre avec le manque et la frustration. En acceptant leur « servitude volontaire », les dominés contribuent activement ou passivement à renforcer le pouvoir des élites dominantes.

Au moyen âge, la principale préoccupation de l’Homme étant de satisfaire ses besoins essentiels, l’appropriation des terres cultivables, qui étaient une ressource limitée et concentrée, a été l’objet de luttes et d’affrontements entre clans et groupes rivaux. En s’organisant autour de la force physique, la maîtrise des armes et l’art de la guerre, le pouvoir revenait aux plus forts, aux plus courageux et aux plus rusés. Ses luttes ont donné naissance au système hiérarchique de l’ordre féodal (Chevalier, Marquis, Baron, Conte, Duc et Roi). La légitimité de l’autorité politique d’un noble reposait sur l’église et la propriété foncière dont il tirait ses revenus. L’une des missions de l’autorité royale était de défendre ses terres et d’assurer à ses sujets la protection et la subsistance. Avec l’aide de la police [12], le Roi s’assurait que le peuple ne soit pas victime de la spéculation sur le prix du blé et des produits de première nécessité par les marchands.

L’ordre féodal domina tant que la propriété foncière était la principale source de revenus, que la noblesse remplissait sa fonction politique et réguler le prix des subsistances. En se transformant en une noblesse de cour sous le règne de Louis XIV, son autorité commença à décliner. En mai 1763, sous le règne de Louis XV, la libéralisation du prix des grains provoqua une hausse du prix du blé et du pain au profit des marchands et des spéculateurs. La transformation des grains en marchandise, la spéculation sur le commerce des grains et la naissance de l’industrie manufacturière a progressivement transféré le pouvoir économique entre les mains de la bourgeoisie d’affaire, des gros cultivateurs et de la noblesse qui s’enrichissait grâce au commerce des grains. La noblesse perdit définitivement son autorité lorsque l’argent, qui permet d’acheter les hommes, les biens, les armes et les titres, est devenu le principal instrument du pouvoir. Il faudra attendre la Révolution française de 1789 pour que la bourgeoisie prenne définitivement les rênes du pouvoir politique.

Depuis le 19e siècle, la grande bourgeoisie se situe en haut de l’échelle hiérarchique. La légitimité de son autorité repose sur la propriété privée, l’accumulation du capital et la possession de l’outil de production dont elle tire ses profits. À la fin du 19e siècle, en proclamant l’abolition de la propriété privée et l’appropriation de l’outil de production au profit de « la classe ouvrière » et d’une élite bureaucratique, les communistes menaçaient de remettre en question la légitimité de son autorité. En 1936, des luttes sociales ont permis d’arracher la réduction du temps de travail légal à 40 heures, 2 journées de repos hebdomadaire et 2 semaines de congés payés. En revendiquant l’amélioration des conditions de travail et de vie des ouvrières, les syndicats et le parti communiste menaçaient directement le taux de profits des entreprises et des investisseurs privés. En finançant la mise en place de régimes autoritaires en Italie, en Allemagne et en Espagne, les élites économiques ont maté les syndicalistes et les communistes en les déportant ou en les éliminant. [13]

Durant les 30 glorieuses, les offres d’emploi étant abondantes, il n’y avait pas de compétition pour accéder à l’emploi et le préserver. Le faible taux de chômage encourageait les salariés à revendiquer individuellement ou collectivement l’amélioration de leurs conditions de travail et de leur qualité de vie. Confrontée à la peur du communisme et à l’intensification des luttes sociales, l’élite économique était contrainte de se soumettre. Les multiples crises économiques et financières qui se succédèrent depuis le milieu des années 70 ont inversé le rapport de force au profit de l’élite économique. La hausse du chômage provoquée par ces crises a intensifié le climat de compétition sur le marché de l’emploi. Qu’ils soient cadres, employés ou ouvriers, la peur du chômage a, d’une part, mis fin aux revendications portant sur la hausse des salaires et l’amélioration des conditions de travail, et, d’autre part, contraint les salariés à se soumettre aux exigences de l’entreprise pour préserver leur emploi. Au nom de la compétitivité et de la création d’emploi, il est désormais possible de justifier la stagnation des salaires, la réduction des cotisations sociales patronales, la flexibilité, l’intensification des rythmes de travail, la réduction des effectifs, le démantèlement du droit du travail et les nouvelles méthodes de management. Les objectifs de ce processus de compétition et de soumission sont relativement simples à appréhender : augmenter le taux de profit, légitimer l’autorité de l’élite économique et préserver l’ordre des hiérarchies sociales.

Pour accéder aux pages suivantes :

– Nourrir l’estime de soi : l’enjeu de la compétition


[1] Guillemin Henri, (consulté le 1 octobre 2012), Robespierre et la révolution française, [En ligne]. Adresse URL : http://www.youtube.com/watch?v=XiM74n8I2Gc

[2] Laborit Henri, Eloge de la Fuite, Paris, Robert Laffont, 1974, page 30.

[3] Keynes John Maynard, Essais de persuasion, Paris, Gallimard, 1933, page 169.

[4] Rousselet Jean, L’allergie au travail, Paris, Ed du Seuil, 1974, page 35.

[5] Ibid, page 57.

[6] Klein Naomi, La stratégie du choc, la montée d’un capitalisme de désastre, Montréal, Leméac éditeur et, Arles, Actes sud, 2008.

[7] Orwell George, 1984, Paris, Gallimard, 1950, page 270.

[8] Orwell George, 1984, Paris, Gallimard, 1950, page 267.

[9] Cliotexte, (consulté le 5 décembre 2011), Discours d’adieu prononcé par le Président Dwight David Eisenhower, le 17 janvier 1961 [En ligne]. Adresse URL : http://icp.ge.ch/po/cliotexte/deuxieme-moitie-du-xxe-siecle-guerre-froide/discours.eisenhower.html

[10] Venezuela Latina, (consulté le 12 septembre 2011), Du pétrole pour combien de temps ? [En ligne]. Adresse URL : http: http://venezuelatina.com/2008/05/11/du-petrole-pour-combien-de-temps/

[11] La Boëtie, Discours de la servitude volontaire, Paris, Flammarion, 1983

[12] De Lamaque Nicola, Le traité de la police, 1706. Sous l’ancien régime, la police était un instrument du pouvoir Royal dont la mission n’était pas uniquement de protéger la propriété. Elle avait également la mission d’assurer l’approvisionnement des moyens de subsistance destinés aux populations des villes et des villages. Son rôle était de contrôler les marchands, la qualité des grains et du pains et que « le juste prix » soit appliqué aux denrées destinées à la subsistance.

[13] Lacroix-Riz Annie, le choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, 2006.

2 réflexions au sujet de « Compétition et hiérarchie en milieu d’abondance »

  1. Très bonne lecture ! Mais comment combattre cette idéologie?
    Comment se libérer de sa servitude sans créer la guerre?

  2. Bonjour Yvon,

    Votre question est relativement complexe : Comment se libérer de notre servitude à la « Religion économique » sans provoquer de guerre ?

    Pour combattre cette idéologie, il faut commencer par être conscient des mécanismes de notre aliénation et de notre servitude volontaire. Pour cela, je vous invite à lire cette page :

    http://www.mouvementpourundeveloppementhumain.fr/nos-fondements-theoriques/satisfaire-nos-besoins-un-choix-de-societe/le-temps-libre-la-ressource-indispensable-a-la-satisfaction-des-besoins/comment-obtenir-la-servitude-volontaire-des-cadres-et-des-classes-moyennes/

    Pour sortir concrètement de notre aliénation, nous pouvons revendiquer, d’une part, la réduction radicale du temps de travail à 3 jours par semaine pour tous les salariés, et, d’autre par, la fixation d’un revenu optimal de 1 000 € par mois accompagné par la régulation des prix de l’alimentation, du logement et des loyers.

    En réduisant le temps de travail, en fixant un revenu optimal et en régulant les prix, il sera possible de changer notre mode de vie et nos pratiques quotidiennes, et donc, de nous libérer de l’emprise de l’idéologie dictée par la « Religion économique ».

    Pour approfondir je vous invite à consulter ces pages

    http://www.mouvementpourundeveloppementhumain.fr/nos-fondements-theoriques/la-reduction-du-temps-de-travail-peut-elle-supprimer-le-chomage/combien-dheures-devrions-nous-travailler-pour-supprimer-le-chomage/

    http://www.mouvementpourundeveloppementhumain.fr/nos-fondements-theoriques/la-reduction-du-temps-de-travail-peut-elle-supprimer-le-chomage/comment-preserver-son-pouvoir-dachat-en-travaillant-3-jours-par-semaine/

    http://www.mouvementpourundeveloppementhumain.fr/nos-fondements-theoriques/la-reduction-du-temps-de-travail-peut-elle-supprimer-le-chomage/comment-preserver-son-pouvoir-dachat-en-travaillant-3-jours-par-semaine/comment-subvenir-a-ses-besoins-en-gagnant-1000-e-par-mois/

    http://www.mouvementpourundeveloppementhumain.fr/nos-fondements-theoriques/la-reduction-du-temps-de-travail-peut-elle-supprimer-le-chomage/disposer-de-4-jours-de-temps-libre-par-semaine-un-choix-de-societe/

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