Combien d’heures devrions-nous travailler ?

Le chômage et la peur du chômage étant un frein à la satisfaction des besoins essentiels, pour que le modèle économique durable soit viable et désirable, il doit procurer un emploi stable à tous les membres de la population active. Pour éviter que la décroissance de 53,4 % provoque la hausse du chômage, les gains de productivités doivent contribuer à la réduction de la durée légale du temps de travail. Si le montant du PIB de la France était de 984 milliards €, combien d’heures devrions-nous travailler pour que tous les membres de la population active occupent un emploi ?

  • Comment calculer le nombre d’heures de travail ?

Dans le cadre du modèle économique durable, tous les membres de la population active auront le devoir de travailler pour contribuer à la production et à la distribution des biens et services destinés à satisfaire les besoins essentiels et un minimum de conforts matériel. Pour que tous les actifs occupent un emploi, toutes les heures de travail devront être partagées. L’équation ci-dessous permet de calculer la durée du temps de travail annuel qui permettra de partager l’emploi.

DMDa

Pour calculer la DMda, il est nécessaire de commencer par calculer le taux de conversion entre le PIB en valeur et la valeur ajoutée en volume, ainsi que la productivité horaire du travail.

-Soit, PIBval est le montant du PIB en valeur : 2 113 687 000 000 € en 2013[1].
-« , VAvol est le montant de la VA en volume : 1 855 854 249 000 € en 2013[2].
-« , Λ est le taux de conversion entre le PIB en valeur et la VA en volume.

Taux ce conversion PIB VA

En 2013, comme le montant du PIBval étant de 2 113 milliards € et que celui de la VAvol étant de 1 855 milliards €, le Λ sera de 13,9 %.

Étant donné que les gains de productivité permettent de réduire le gaspillage de temps, d’énergie et de matière première, le modèle durable ne remettra pas en question le progrès technique et les nouvelles méthodes d’organisation du travail. Au lieu de servir à créer de nouveaux produits ou à être distribué aux actionnaires, les surplus de temps et les bénéfices générés par ces gains serviront à réduire le temps de travail, à baisser l’âge de la retraite et à augmenter les salaires.

-Soit, VHtb est le volume total d’heures travaillées par branche : 40 271 480 379[3]
– « PH est la productivité horaire du travail.

ph-version-2016

En 2013, étant donné qu’il a fallu 40,2 milliards d’heures de travail pour générer une VAvol de 1 855 milliards €, la PH est de 46,1 €.

La PH et le Λ étant définis, il est possible de calculer la durée du temps de travail annuel.

-Soit, Pop est la population totale : 65 899 406 hab en 2013[4].
-« , W est le taux de la population comprise entre 15 et 59 ans : 57,57 % en 2013[5].
-« , E est le nombre d’élèves en second cycle et d’étudiants : 5 317 800 en 2013[6].
-« , PIBobj est le PIB qui permet d’accéder à un niveau de qualité de vie objective : 984 138 525 000 € en 2013.
-« , Λ est le taux de conversion entre le PIB en valeur et la VA en volume : 13,89 % en 2013.
-« , PH  est la productivité horaire du travail : 46,08 € en 2013.
-« , DMda est la durée du temps de travail annuel dans le cadre d’un modèle durable.

DMDa

En 2013, étant donné que 57,6 % des 65,8 millions de Français avaient entre 16 à 59 ans, la population en âge de travailler comprenait 37,9 millions de personnes. Étant composée de 5,3 millions d’élèves et d’étudiants, sa population active comprenait 32,6 millions d’actifs. Le montant du PIBobj étant de 984 milliards € et le Λ de 13,9 %, la VA en volume qui permet d’accéder à un niveau de qualité de vie objective est de 847 milliards €. Pour générer 847 milliards € avec une PH de 46 €, il faudra 18,3 milliards d’heures de travail. Étant donné que les 32,6 millions d’actifs se partageront 18,3 milliards d’heures de travail, la DMda sera de 567 heures par an.

La DMda calculée, avec l’aide de l’équation ci-dessous, il est possible de calculer la durée du temps de travail quotidien dans le cadre d’un modèle durable.

-Soit, DMda est la durée du temps de travail annuel dans le cadre d’un modèle durable : 567 heures.
-« , S est le nombre de semaines annuelles : 52 semaines.
-« , Cp est le nombre de semaines de congés payés : 5 semaines.
-« , JRLh est le nombre de journées légales de repos hebdomadaire : 2 jours.
-« , Jh est le nombre de jours dans une semaine : 7 jours.
– « , DMdq est la durée du temps de travail quotidien dans le cadre d’un modèle économique durable.

dmdq-2016

Ayant droit à 5 semaines de congés payés, un salarié travaille 47 semaines par an. Comme il dispose de 2 journées légales de repos hebdomadaire, il travaille 5 jours par semaine. S’il effectuait ses 567 heures de travail sur 47 semaines de 5 jours, la DMdq serait de 2,4 heures.

Le fait que la DMdq soit de 2,4 heures invite à réfléchir sur la durée minimum d’une journée de travail. Si un salarié se déplaçait 5 jours par semaine pour travailler 2 heures, son revenu quotidien serait insuffisant pour financer ses frais de transports, de repas, d’entretiens, de réparations et d’essences. D’un point de vue écologique et énergétique, qu’il travaille 8 ou 2 heures, la consommation d’essence, la pollution de l’air et les rejets de CO2 occasionnés par les transports sont identiques. Au lieu de réduire le temps de travail en heures, pour limiter les embouteillages, la pollution, les rejets de CO2, le gaspillage de carburant et les frais liés aux transports, je propose de fixer la DLq à 8 heures et donc, de réduire la durée en jours. L’équation ci-dessous calcule le nombre de jours de travail hebdomadaire dans le cadre d’un modèle économique durable :

-Soit, DLq est la durée légale du temps de travail quotidien : 8 heures.
– « , JTMdh est le nombre de jours de travail hebdomadaire dans le cadre d’un modèle durable.

Étant donné que les 567 heures de travail annuel seront réparties sur 47 semaines, la durée du temps de travail hebdomadaire sera de 12,1 heures. La DLq étant de 8 heures, le JTMdh sera de 1,5 jour. Un jour de travail étant entier, à partir de la règle de calcul suivante, je propose de calculer le nombre de jours de travail légal hebdomadaire.

-Soit, JTMdh est le nombre de jours de travail hebdomadaire dans le cadre d’un modèle durable : 1,51 jour.
-« , JLMdh est le nombre de jours de travail légal hebdomadaire dans le cadre d’un modèle durable.

jtmdh-1-2016

Le JTMdh étant supérieur à 1, le JLMdh sera de 2 jours.

Le JLMdh défini, à partir des formules ci-dessous, il est possible de calculer la durée légale du temps de travail hebdomadaire et annuel.

-Soit, JLMdh est le nombre de jours de travail légal hebdomadaire dans le cadre d’un modèle durable : 2 jours.
-« , DLMdh est la durée légale du temps de travail hebdomadaire dans le cadre d’un modèle durable.

DLMdh

Étant donné qu’un salarié travaillera 8 heures, 2 jours par semaine, la DLMdh sera de 16 heures. En passant de 35 à 16 heures, la réduction du temps de travail hebdomadaire sera de 54,3 %.

-Soit, DLMdh est la durée légale du temps de travail hebdomadaire dans le cadre d’un modèle durable : 16 heures.
-« , DLMda est la durée légale du temps de travail annuel dans le cadre d’un modèle durable.

DLMda

La DLMdh étant de 16 heures, la DLMda des salariés qui travailleront 47 semaines sera de 752 heures. Dans le cadre du modèle économique durable, qu’ils soient cadres, employés ou ouvriers, étant donné que tous les salariés auront le devoir de travailler 8 heures, 2 jours par semaine, ils travailleront 16 heures et donc, 752 heures par an.

La finalité du modèle durable est de mettre l’économie au service de l’émancipation de l’Homme. Pour que ce projet se traduise concrètement dans la réalité, il est nécessaire de créer une nouvelle branche d’activité destinée aux activités émancipatrices. En limitant le JLMdh à 2 jours, il sera possible de libérer un surplus d’heures de travail annuel. En effet, au lieu de travailler 567 heures, les actifs travailleront 752 heures par an. Ces surplus d’heures permettront d’affecter des actifs aux emplois de cette nouvelle branche. En appliquant ces formules, il est possible de calculer le nombre d’actifs qui contribueront aux activités productrices et émancipatrices :

-Soit, PAMd est la population active dans le cadre d’un modèle durable : 32 453 546 actifs en 2013.
-« , HMda est le nombre d’heures de travail annuel effectué par la population active : 18 388 602 037 heures.
-« , DLMda est la durée légale du temps de travail annuel dans le cadre d’un modèle durable : 752 heures.
-« , Ep est le nombre d’emplois affectés à la production des besoins essentiels.
-« , Ee est le nombre d’emplois affectés à la branche d’activités émancipatrices.

Ep

La DLMda étant de 752 heures, pour effectuer les 18,3 milliards d’heures de travail, l’Ep devra comprendre 24,4 millions d’actifs. Ces actifs seront affectés à la production de biens et de services destinés à satisfaire les besoins essentiels et un minimum de conforts matériels.

Ee

Étant donné que 24,4 millions des 32,4 millions d’actifs seront affectés à la production, l’Ee comprendra 8 millions de personnes. Dans le cadre du modèle économique durable, 8 millions d’actifs, soit 24,6 % de la population active, seront donc affectés à une nouvelle branche d’activités dont la finalité sera d’accompagner le développement et l’émancipation de chaque individu.

La réduction de la durée légale de la semaine de travail à 2 jours favorisera également l’aménagement du temps de travail.

  • Quels sont les enjeux de l’aménagement du temps de travail ?

La réduction de la durée légale de la semaine de travail à 2 jours nous invite à questionner les enjeux du partage et de l’aménagement du temps de travail. L’aménagement du temps de travail concerne tous les acteurs économiques (salariés, entrepreneurs, dirigeants d’entreprises, professions libérales, agriculteurs, artisans, commerçants, etc.). La semaine de travail de toutes les entreprises sera planifiée sur 6 jours au lieu de 5 actuellement. Les charges fixes annuelles et les amortissements seront donc répartis sur 312 jours au lieu de 260.

Un poste ou une unité de travail sera partagé entre trois salariés ou trois équipes qui se succéderont tous les 2 jours.

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Ne nécessitant pas une expertise particulière, la plupart des emplois sont parfaitement adaptés à la semaine de 2 jours. Par exemple, le personnel d’un hypermarché comprend un directeur, des chefs de secteurs, des responsables de rayons, des conseillers de ventes, des logisticiens, des hôtesses de caisse, ainsi que des employés au service livraison, SAV, sécurité, comptabilité, administrative, etc. Du directeur aux services administratifs, les effectifs du magasin seront multipliés par trois pour constituer trois équipes distinctes. Tandis que les salariés de l’équipe n 1 prendront en charge l’activité du magasin du lundi matin au mardi soir, ceux de la n 2 s’en chargeront du mercredi matin au jeudi soir et ceux de la n°3 du vendredi matin au samedi soir. Afin d’assurer la qualité du travail, ainsi que la transition et la continuité entre l’équipe n°1, n°2 et n°3, des consultants en organisation auront la mission d’aménager le temps de travail en mettant en œuvre des méthodes et des procédures d’organisation. Étant donné qu’ils savent déjà organiser les 3/8 (trois salariés qui travaillent 8 heures par jour sur un même poste), aménager un poste de travail entre trois salariés qui travailleront successivement 2 jours sur 6 ne devrait pas poser de problèmes.

Il est important de préciser que le fait de multiplier par trois les effectifs ne provoquera pas la multiplication par trois des heures de travail et donc, des charges salariales. En effet, en remplaçant un salarié qui travaille 7 heures sur 5 jours, soit 35 heures par semaine, par trois salariés qui travailleront chacun 16 heures, soit 48 heures, la masse salariale augmentera de 37 %. Ces 37 % correspondent à plus d’une journée de travail et donc, de chiffre d’affaires supplémentaire.

En fonction des impératifs de leurs missions, de leurs niveaux de responsabilité et de leurs projets de vie, tous les salariés auront également la liberté de choisir d’aménager leur emploi du temps en heures ou en jours sur un mois, deux mois, quatre mois ou l’année.

tableau-amenagement-2-jours-2016

Qu’elle soit en jours ou en heures, l’aménagement du temps de travail permettra de multiples formes d’organisation. Par exemple, à la fin de l’année n-1, les trois directeurs d’un même magasin de la grande distribution pourraient décider de travailler quatre mois par an. Suite à accord signé, l’année n, le directeur de l’équipe n 1 effectuera ses 94 jours de début janvier à fin avril, celui de la n°2 de début mai à fin août et celui de la n°3 de début septembre à fin décembre. Suite à une négociation et à un accord signé en fin d’année n-1 entre les trois équipes d’un même magasin, ils pourraient décider de se succéder tous les deux mois. Tous les salariés de l’équipe n°1 effectueront 376 heures de début janvier à fin février et 376 heures de début juillet à fin août, tous ceux de la n°2 les effectueront de début mars à fin avril et de début septembre à fin octobre et tous ceux de la n°3 les effectueront de début mai à fin juin et de début novembre à fin décembre. La rémunération étant annualisée, qu’ils travaillent ou pas, tous les salariés percevront le même salaire chaque mois.

Certains métiers nécessitent des connaissances et des compétences techniques spécifiques (ingénieur, médecin, chercheur, etc.) et d’autres imposent un suivi du projet (chef de projets, chef de chantiers, consultant, etc.). L’aménagement du temps de travail pourra également être modulé en fonction des missions et des niveaux de responsabilité. Par exemple, un chef de projet qui devra assurer une mission de 4 mois aura la possibilité d’effectuer ses 94 jours de travail durant cette mission. Sa mission terminée, au lieu d’en remplir une nouvelle, il disposera de 8 mois de temps libre consécutif. Sa rémunération étant annualisée, il percevra le même salaire chaque mois.

Sous prétexte de prôner la réalisation de soi, les entreprises exigent de leurs cadres qu’ils s’impliquent sans compter, quitte à sacrifier leur vie de familiale, sociale et personnelle. Ne parvenant pas, faut de temps, à organiser leurs vies de manière équilibrée et épanouissante, ils risquent d’être victime d’un burn-out. L’aménagement du temps de travail permettra aux cadres de s’impliquer à nouveau au service de l’intérêt des entreprises. Si, durant sa mission de 4 mois, le chef de projet n’a pas le temps de se consacrer à ses enfants, à ses amis ou à ses activités personnels, lorsqu’elle sera terminée, il disposera de 8 mois pour rattraper le temps perdu. Étant moins soumis à la culpabilité, aux tiraillements intérieurs et aux pressions familiales, lorsqu’il sera en mission, il aura les moyens de s’impliquer sans compter et donc, de réellement se réaliser dans son travail.

Même si la durée légale de la semaine travail sera de 2 jours, elle n’empêchera pas ceux qui le souhaiteront de travailler davantage. En effet, pour une minorité de salariés, leur métier correspond à une véritable vocation (médecin, chercheur, ingénieur, enseignant, agriculteur, etc.). Comme ils se réalisent en travaillant, il est normal qu’ils aient le droit de s’investir autant qu’ils le souhaitent. Étant donné que ce choix reposera sur un engagement libre et volontaire, ceux qui souhaiteront travailler davantage seront réellement motivés à s’impliquer et à mener à bien leurs missions. En revanche, lorsqu’ils souhaiteront se consacrer à d’autres activités pour décompresser et enrichir leur personnalité, ils auront également le droit de bénéficier de l’aménagement de leur temps de travail.

L’aménagement du temps de travail ne concerne pas que les salariés. En effet, les entrepreneurs, les chefs d’entreprises, les professions libérales (avocat, médecin, etc.), les agriculteurs, les artisans (boulanger, plombier, garagiste, etc.) et les commerçants ont également le droit d’accéder à une meilleure qualité de vie. En effet, bien souvent, pour assurer la survie ou le développement de leur activité, rembourser leurs emprunts ou tout simplement gagner plus, ils sont plus ou moins contraints de sacrifier leur vie familiale, sociale ou personnelle. En consacrant tout leur temps à travailler, ils limitent leur existence à l’activité professionnelle. Ayant une personnalité atrophiée par le travail, ils n’ont plus que de l’argent à partager avec leurs proches. N’ayant pas les moyens de s’approprier leur véritable personnalité, ils sont dépendant du mode « avoir » pour satisfaire leurs besoins d’appartenance et d’estime. S’ils le souhaitent, ils auront également le droit de s’associer avec deux autres membres de leur profession pour aménager leurs emplois du temps sur la semaine, deux moins, quatre mois ou l’année. En s’associant, trois entrepreneurs auront la possibilité de se succéder à la direction d’une même entreprise tous les 4 mois ou tous les ans. Afin d’accompagner l’aménagement du temps de travail et d’assurer un partage équitable des bénéfices entre les trois associés, l’État mettra à leur disposition des consultants en organisation et des experts comptables. Ainsi, qu’ils travaillent ou pas, ils percevront la même rémunération. En disposant de temps libre, ils auront la possibilité de s’affranchir du mode « avoir » au profit du mode « être ».

En travaillant 2 jours par semaine, le moral des salariés sera meilleur. Le moral étant meilleur, non seulement la productivité augmentera, mais en plus, les coûts liés aux accidents du travail et à l’absentéisme diminueront. En augmentant les gains de productivité et en baissant les coûts de production, ce processus vertueux provoquera la hausse des bénéfices. L’exemple de l’entreprise Kellogg’s permet d’illustrer les intérêts de la réduction du temps de travail. En 1930, pour créer des emplois et se développer, la direction de Kellogg’s a décidé de réduire le temps de travail de ses salariés à 30 heures par semaine[7]. Pour cela, elle a réorganisé ses postes de travail : 4 postes de 6 heures au lieu de 3 de 8 heures et augmenté la rémunération horaire de ses salariés de 12,5 %. En 1935, lors de la publication de ses résultats, la direction de Kellogg’s a déclaré que la semaine de 30 heures avait été bénéfique. Le moral des salariés étant meilleur, la productivité avait augmenté, tandis que les coûts de production et les frais d’assurances avaient diminué. En effet, les coûts généraux ont chuté de 25 %, les coûts du travail se sont réduits de 10 %, les accidents de travail ont diminué de 41 % et les effectifs de Kellogg’s ont augmenté de 39 % par rapport à 1929. Pour toutes ces raisons, la réduction de la semaine de travail à 2 jours sera bénéfique aux intérêts des entreprises, des salariés et de la société dans son ensemble.

Non seulement l’association de la semaine de 2 jours avec l’aménagement du temps de travail permettra d’en finir avec le chômage, mais en plus, elle permettra d’améliorer considérablement la qualité de vie des dirigeants de PME, des entrepreneurs, des professions libérales, des agriculteurs, des artisans, des commerçants, des cadres et de tous les salariés. Cette nouvelle forme d’organisation du travail étant bénéfique pour tous les acteurs économiques, il est indispensable d’en faire la promotion auprès des responsables du MEDEF, des DRH, des consultants en organisation et en management, des cadres, des politiques et des classes moyennes.

Pour que la réduction de durée légale de la semaine de travail à 2 jours soit viable et désirable, elle ne doit pas menacer la satisfaction des besoins essentiels et d’un minimum de conforts matériels. Par conséquent, il apparaît pertinent d’aborder les moyens de garantir la satisfaction de ces besoins en travaillant 2 jours par semaine.

Jean-Christophe Giuliani

Pour accéder aux pages suivantes :

-Le revenu des salariés qui travailleront 2 jours

 

[1] Insee, 1.115 Produit intérieur brut et revenu national brut par habitant, comptes nationaux, base 2010

[2] Insee, 6.202 Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l’année précédente chaînés, comptes nationaux, base 2010

[3] Insee, 6.213 Volume total d’heures travaillées par branche, comptes nationaux, base 2010.

[4] Insee, 1.115 Produit intérieur brut et revenu national brut par habitant, comptes nationaux, base 2010

[5] Insee, estimations de population : Population par sexe et groupes d’âges quinquennaux au 1er janvier de l’année, France

[6] Depp, Effectifs d’élèves et d’étudiants dans l’enseignement public et privé à la rentrée 2013, France (hors Mayotte avant 2011).

[7] Riffikin Jeremy, La fin du travail, Paris, La découverte & Syros, 1996, page 51.

 

2 réflexions au sujet de « Combien d’heures devrions-nous travailler ? »

  1. C’est beaucoup de calculs savants , avec selon moi un axiome discutable : la rémunération des actionnaires , qui sont des parasites . les travailleurs (du patron au dernier des employés) doivent être propriétaires de leur outil de travail et les banques qui prêtent doivent être nationalisées . D’autre part, la durée du travail devrait pouvoir être modulée autrement , afin que les « vacanciers » ne deviennent pas des touristes ; c’est à dire que l’on devrait pouvoir se bloquer plusieurs mois de liberté pour découvrir des pays lointains autrement qu’en touristes , et y accéder autrement qu’en avion , le transport aérien étant catastrophique pour le climat .

  2. Vous avez parfaitement raison, dans le cadre de la réduction de la semaine de travail à 3 jours, l’aménagement du temps de travail devrait pouvoir être modulé sur la semaine, le semestre ou l’année, en fonction du projet de vie des salariés, des cadres, des entrepreneurs, des professions libérales, des agriculteurs, etc.

    Pour aller plus loin, je vous invite à consulter la page qui concerne l’aménagement du temps de travail : http://www.mouvementpourundeveloppementhumain.fr/nos-fondements-theoriques/en-finir-avec-le-chomage-un-choix-de-societe/la-reduction-du-temps-de-travail-peut-elle-supprimer-le-chomage/combien-dheures-devrions-nous-travailler-pour-supprimer-le-chomage/les-enjeux-de-lamenagement-du-temps-de-travail-et-du-temps-choisi/

    en ce qui concerne le temps libre, je suis également d’accord avec vous. La réduction du temps de travail n’est pas un choix économique, mais un choix de société. Il ne doit pas devenir un temps vide consacré au tourisme, au divertissement, à la télévision ou au shopping. Au contraire, il doit être l’occasion de réinventer notre manière de vivre ensemble, de construire notre identité, notre rôle social, de nous socialiser, de nourrir l’estime de soi, de nous accomplir en pratiquent une activité librement choisis, qui pourrait être : artistique, intellectuelle, sportive, manuelle, scientifiques, etc.

    http://www.mouvementpourundeveloppementhumain.fr/disposer-de-4-jours-de-temps-libre-un-choix-de-societe/

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