Pour que la semaine de 3 jours soit viable et désirable, le revenu optimal de 1 150 € par mois doit sécuriser l’accès aux subsistances et à un minimum de confort matériel. Puisque le pouvoir d’achat est lié à la part du Smic allouée aux subsistances, il existe de nombreux moyens de l’augmenter. Avant de proposer des solutions pour sécuriser l’accès aux subsistances, je commencerai par étudier l’évolution de la part du Smic allouée à l’alimentation et au logement. Après avoir étudié séparément les causes de la hausse de ces dépenses, je proposerai des solutions pour les réduire.
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La consommation : le pilier de l’ordre social
Le génie du marketing est d’avoir instrumentalisé les besoins essentiels, psychosociaux et de réalisation pour inciter le consommateur à consommer toujours plus de biens et de services marchands dont il n’a pas besoin. Afin d’atteindre cet objectif, l’élite économique, les politiques, les banquiers et les agences de conseils en marketing ont couplé les besoins de Maslow, l’inconscient de Freud et les circuits du plaisir avec le temps, l’argent et les marques. Ce couplage a permis de développer des stratégies différenciées en fonction des besoins et du public pour motiver les consommateurs à consommer toujours plus. Pour atteindre cet objectif, ils ont créé un climat de rareté artificielle autour du prix, de la qualité, des marques et du temps libre. En dévoilant les stratégies du marketing, notre objectif est de permettre aux individus d’accéder à un niveau de conscience claire pour qu’ils s’affranchissent de cette servitude volontaire.
Allégorie de la caverne de Platon
– Extrait Essai : Platon, La république, Livre VII, Paris, Garnier premier, page 273
– Documentaire : L’allégorie de la caverne de Platon
– Lien Vidéo You tube : https://www.youtube.com/watch?v=jpJcwDf8j0s
Les gains de productivité seraient-ils responsable du chômage ?
Jean-Christophe Giuliani
Pour les hommes politiques et les économistes ultra-libéraux, les 5,9 millions d’actifs sans emploi sont dus au choc pétrolier de 1973, aux charges salariales qui pèsent sur la compétitivité des entreprises et à la faiblesse du taux de croissance du PIB. Ces explications un peu simplistes évoquent rarement le rôle des gains de productivité. Comme l’expliquait John Maynard Keynes en 1933, « Nous sommes atteints d’un nouveau mal, dont certains lecteurs ne connaissent peut-être pas encore le nom – le chômage technologique. Il désigne le chômage causé par la découverte de procédés nouveaux qui économisent la main-d’œuvre alors que la découverte de nouveaux débouchés pour celle-ci s’avère un peu plus lente. »[48] Afin de mieux appréhender les liens qui unissent la réduction de la durée moyenne du temps de travail, la croissance du PIB et le chômage, j’aborderai les causes, les modes de calcul et les conséquences de la productivité horaire, ainsi que les enjeux du partage de la valeur ajoutée générée par ces gains.
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Déréguler les prix de l’alimentation
Qu’il soit cadre, employé ou ouvrier, un salarié a besoin de satisfaire ses besoins physiologiques. En exerçant une activité professionnelle, il perçoit un salaire qui lui permet de payer son loyer, son alimentation, ses factures d’eau, de gaz et d’électricité, les traites de sa maison, etc…
Se distinguer par sa consommation
S’identifier à une marque
S’estimer en s’élevant dans l’échelle hiérarchique
« On peut en effet admettre qu’une motivation fondamentale ne disparaîtra pas, à savoir la réponse à l’angoisse existentielle, autrement dit à l’angoisse de la mort. Cette angoisse qui prend à la gorge tout être humain dès qu’il a conscience d’être et qui ne le quitte qu’à la mort, les sociétés contemporaines font un effort constant pour l’occulter, car elle gêne leur finalité de production de marchandise. Quand on est préoccupé par sa promotion sociale, on l’est moins par la signification de sa propre existence et l’on redevient plus efficace dans un processus de production. On peut se demander si celui qui réussit le mieux dans un tel processus, celui dont l’élévation hiérarchique est la mieux assurée, n’est pas finalement l’être le moins humain, le moins conscient, le plus aveugle, je serais tenté de dire le moins “intelligent”, le plus automatisé, le plus satisfait, le plus gratifié pas sa dominance, le moins inquiet, le véritable “imbécile heureux”. »[1].
Appartenir à une entreprise, un privilège
Jean-Christophe Giuliani
Satisfaire le besoin d’appartenance est indispensable à l’équilibre psychologique d’un individu.
Si l’on met de côté la dimension économique, durant la vie active, l’entreprise est le principal lieu de socialisation et d’intégration sociale. L’appartenance à une entreprise donne au salarié les moyens de se socialiser, d’intégrer le rythme d’un collectif de travail, de trouver sa place dans la société et de structurer son identité. Elle lui procure également les moyens de s’exprimer, d’être écouté et soutenu, d’avoir une place et un rôle à jouer et de recevoir la preuve de sa propre existence.
La confusion entretenue par la Religion du travail
La religion du travail est récente dans l’histoire de l’humanité. En effet, avant le 19e siècle, le travail n’était pas considéré comme un critère de réussite, mais comme un moyen pénible et dégradant de subvenir à ses besoins. L’objectif de cette déconstruction n’est pas de critiquer ou de rejeter le travail, mais de mettre à jour les confusions qui l’entourent. Pour cela, nous aborderons son rôle dans le processus de contrôle social. Ensuite, nous tâcherons d’éclairer les confusions qui ont contribué à le transformer en l’essence de l’homme. Pour finir, nous tâcherons d’appréhender la raison pour laquelle le travail est devenu un fait social permanent.
