Favoriser la pratique d’activités émancipatrices

Avec la réduction de la durée légale de la semaine de travail à 3 jours, le temps libre sera le temps social dominant. Les activités associatives pratiquées durant le temps libre auront donc la responsabilité, d’une part, de structurer le rythme de vie de l’individu et de la société, et, d’autre part, de contribuer à l’intégration sociale et à la construction de l’identité de l’individu. Qu’elles soient artistiques, intellectuelles, manuelles, sportives ou scientifiques, ces activités sont déjà pratiquées par des professionnelles et des amateurs.

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Suivre une journée de formation par semaine

La finalité de la semaine de 3 jours est de favoriser le développement et l’émancipation de chaque individu. Son but est de contribuer à l’émergence d’une société composée de citoyens réellement adultes, c’est à dire libre, autonome et responsable. En fonction de leur emploi du temps, les 53 millions de français de plus de 15 ans seront invités à suivre une journée de formation par semaine dans des centres d’éducation populaire. Durant cette journée, ils suivront une formation en sciences humaines et participeront à un atelier de développement personnel.

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Disposer de 4 jours de temps libre : le choix du mode être !

Même si elle correspond à un choix de société, il est important de préciser que la réduction du temps de travail n’est qu’un moyen. En effet, ce n’est pas la semaine de 3 jours, mais l’usage du temps libre qui provoquera une transformation sociale.

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Quel sera le revenu des salariés qui travailleront 3 jours par semaine ?

Pour que la semaine de 3 jours soit viable et désirable, le pouvoir d’achat des ménages doit sécuriser l’accès aux subsistances et à un minimum de confort matériel. Puisque le pouvoir d’achat est lié au taux horaire du travail, au temps de travail et à la part du Smic allouée aux subsistances, il existe de nombreux moyens de l’augmenter. En postulant qu’il faut réduire le temps de travail à salaire égal, les syndicats et les partis de gauche en empêchent la réduction. Tandis qu’un taux horaire du travail trop bas serait insuffisant, un trop élevé risquerait de provoquer une hausse des coûts de production unitaire et donc, des prix. Afin d’éviter une hausse des prix, qui provoquerait une diminution du pouvoir d’achat, il est donc nécessaire d’envisager sa hausse autrement.

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Aménagement du temps de travail et temps choisi

La réduction de la durée légale de la semaine de travail à 3 jours favorisera également l’aménagement du temps de travail de l’ensemble des acteurs économiques : les employés, les ouvriers, les cadres, ainsi que les entrepreneurs, les chefs d’entreprises, les professions libérales, les agriculteurs, les artisans et les commerçants. Afin de la faciliter, la semaine de travail de toutes les entreprises sera planifiée sur 6 jours au lieu de 5 actuellement. Un poste ou une unité de travail sera partagé entre deux salariés ou deux équipes qui se succéderont tous les 3 jours.

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Pourquoi devons-nous provoquer la décroissance du PIB ?

« L’état stationnaire », qui consiste à limiter la croissance de la richesse économique à celle de la population, a été proposé en 1861 par John Stuart Mill dans ces principes d’économie politique[5]. Dans le cadre d’un « état stationnaire », ce ne sera plus la hausse de la consommation et la volonté de générer toujours plus de profits qui déterminera la croissance du PIB, mais la croissance de la population. Si la population s’accroît, le montant du PIB augmente, si elle décroît, il baisse.

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Les enjeux du temps libre et de son aménagement

Étant donné que le temps est omniprésent, il n’est pas qu’un simple repère chronologique. En effet, l’individu et le temps étant étroitement liés dans l’action, la relation ou la discussion qui se vie au présent, il ne peut pas s’y consacrer sans être présent physiquement et mentalement. Afin d’appréhender l’impact des 4 jours de temps libre sur le processus de changement social, il apparaît nécessaire de commencer par mesurer le temps libre dont disposeront les individus et de proposer un nouvel aménagement de l’emploi du temps collectif.

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La croissance menacerait-elle la survie de l’humanité ?

Jean-Christophe Giuliani

Soutenir un taux de croissance du PIB de 5,5 % pendant 5 ans sera viable et envisageable, si elle ne menace pas la survie des générations présentes et à venir. En 1972, les sages du Club de Rome ont publié un ouvrage intitulé « les limites de la croissance ». En prenant en compte les variables de l’évolution technologique, de la population, de l’alimentation, des ressources naturelles et de l’environnement, ils sont arrivés à la conclusion qu’une croissance illimitée du PIB n’était pas compatible avec les ressources limitées de la planète. D’après cette étude, si les tendances actuelles se poursuivaient, le système mondial s’emballerait et s’effondrerait au début du 21e siècle.

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Historique de la régulation et de la dérégulation des prix

Jean-Christophe Giuliani

De 1700 à 1789, le royaume de France passa de 21 à 28,6 millions d’habitants[1], soit une hausse de 36,2 %. Assurer les subsistances étant une priorité, le secteur agricole employait 85 % de la population[2]. Malgré les innovations (assolement, drainage, marnage, semoir, faux, etc.), qui permirent une hausse de la productivité agricole de 40 %[3], les rendements demeuraient médiocres. Tandis que la France récoltait 5 grains pour 1 semé, l’Angleterre en récoltait 12 pour 1 semé[4]. Les rendements étant médiocres, les approvisionnements et les prix étaient vulnérables aux guerres et aux aléas climatiques. Afin d’éviter la spéculation sur le prix des subsistances, le marché des grains faisait l’objet d’un contrôle très strict.

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La réduction du temps de travail : un choix de société !

Jean-christophe Giuliani

Depuis la loi Aubry sur les 35 heures, la réduction du temps de travail ne fait plus l’objet de débats. Que ce soit au PS ou à l’UMP, s’ils parlent de la durée du travail, c’est pour abroger les 35 heures ou l’augmenter. En ce qui concerne le MEDEF, il considère la réduction du temps de travail comme un frein à la compétitivité des entreprises françaises et donc, la cause du chômage. Le fait que les élites économiques et politiques évitent d’ouvrir ce débat est probablement dû au fait que la réduction de la durée légale du temps de travail n’est pas un choix économique, mais un choix de société. Afin de l’ouvrir à nouveau, je commencerai par expliquer pourquoi la réduction du temps de travail est un choix de société.

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