Combien y a-t-il de chômeurs ?

Jean-Christophe Giuliani

Le chômage de masse est un fléau économique, politique et social qui concerne toutes les catégories socioprofessionnelles. Ces conséquences directes et indirectes concernent les demandeurs d’emploi, ainsi que les salariés en poste, les chefs d’entreprises et la compétitivité des entreprises. Les surcoûts financiers générés par le chômage et la peur du chômage contribuent également à creuser la dette publique de l’État et le déficit de la caisse d’assurance maladie. Avant d’étudier les causes et les conséquences du chômage et de proposer des solutions pour en finir avec ce fléau, il est nécessaire de le quantifier. Pour cela, je propose d’étudier les modes de calcul officiels du chômage et de proposer une autre manière de calculer le nombre d’actifs sans emploi.

  • Quels sont les modes de calcul officiels du chômage ?

Chaque mois, « l’Insee » et « Pôle emploi » publient les chiffres officiels du chômage. Le graphique ci-dessous présente le taux de chômage officiel de la France depuis 1975.

–  Source : Insee, Taux de chômage depuis 1975, enquêtes emploi 1975-2015[1].

Selon l’Insee, de 1974 à 2013, tandis que le taux de chômage officiel de la France passait de 3,3 % à 9,8 % de la population active, le nombre de demandeurs d’emploi passait de 734 000 à plus de 2,8 millions de personnes, soit une hausse de 282 % sur 39 ans.

En France, les chiffres officiels du chômage sont calculés par l’Insee à partir d’une enquête confidentielle réalisée auprès de 100 000 personnes[2]. Les critères, qui permettent à l’Insee d’identifier un chômeur, reposent sur la définition du bureau international du travail (BIT). Depuis 1982, le BIT propose des critères pour identifier, calculer et comparer le nombre de chômeurs au niveau international. Selon la définition du BIT, un individu peu entrer dans la catégorie de chômeur s’il répond aux critères suivants : être en âge de travailler, ne pas avoir travaillé au cours de la semaine de l’enquête, être disponible pour travailler dans les deux semaines à venir, avoir entrepris une démarche de recherche d’emploi au cours des quatre dernières semaines (répondre à une annonce, s’inscrire dans une agence d’intérim, etc…) ou avoir trouvé un emploi qui commence dans moins de trois mois. Ne correspondant pas aux critères de la définition du BIT, ceux qui sont à temps partiel « subi », en formation, en arrêt maladie ou en congé maternité n’apparaissent donc pas dans les chiffres du chômage de l’Insee. Afin d’obtenir un chiffre plus proche de la réalité, il m’apparaît préférable de s’appuyer sur le mode de calcul de Pôle emploi.

Les chiffres de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) ne reposent pas sur des enquêtes, mais sur les inscriptions à Pôle emploi. Ces chiffres regroupent les demandeurs d’emploi en cinq catégories : A, B, C, D et E.

Catégorie A : demandeurs d’emploi tenus d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi quel que soit le type de contrat (CDI, CDD, temps plein, temps partiel, temporaire ou saisonnier).

Catégorie B : demandeurs d’emploi ayant exercé une activité réduite de 78 heures maximum par mois, tenus d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi

Catégorie C : demandeurs d’emploi ayant exercé une activité réduite de plus de 78 heures par mois, tenus d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi

Catégorie D : demandeurs d’emploi, non immédiatement disponible, non tenus d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi (formation, arrêt maladie, congé maternité, etc…), ainsi que les demandeurs d’emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP) et en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi.

Catégorie E : demandeurs d’emploi non tenus d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés, créateur d’entreprise, etc…).

En intégrant ces cinq catégories, en 2013, le nombre de demandeurs d’emploi de la France métropolitaine comprenait 5,5 millions de personnes, soit 2 fois plus que l’Insee : 3,3 millions de catégorie A, 649 800 de catégorie B, 949 200 de catégorie C, 278 300 de catégorie D et 381 500 de catégorie E[3]. Les 2,7 millions de personnes, que ne prenait pas en compte l’Insee, comprenaient 500 000 demandeurs d’emploi de catégorie A, 1,6 million de salariés à temps partiel subi de catégories B et C, ainsi que 659 800 personnes de catégorie D et E (formation, reclassement, arrêt maladie, congé maternité, contrats aidés, création d’entreprises, etc…).

Puisque les chiffres de la DARES comptabilisent uniquement les personnes inscrites à Pôle emploi, ils ne prennent pas en compte tous les actifs sans emploi. En effet, une personne en âge de travailler qui n’a pas d’emploi, n’en recherche pas et n’est pas inscrite à « Pôle emploi » n’apparaît dans aucun chiffre officiel du chômage. Afin de les prendre tous en compte, je propose une nouvelle manière de comptabiliser le nombre d’actifs sans emploi.

  • Pourquoi faut-il calculer autrement le nombre d’actifs sans emploi ?

Selon la définition de l’Insee, la population totale comprend la population active et inactive[4]. En m’inspirant de cette définition, j’ai créé une équation qui permet de calculer autrement le nombre d’actifs sans emploi. Selon cette définition, un chômeur est un membre de la population active qui n’a pas d’emploi. Tandis que la population active englobe les personnes qui exercent une activité professionnelle rémunérée et les demandeurs d’emploi, la population inactive comprend les enfants de moins de 16 ans, les élèves du secondaire en second cycle, les étudiants, les femmes au foyer et les personnes à la retraite de plus de 60 ans. N’ayant pas trouvé de statistiques officielles sur le nombre de femmes réellement au foyer (femme au foyer par volonté et non par dépit), j’ai intégré toutes les femmes de 16 à 59 ans à la population active.

Le statut d’actif étant lié à une activité rémunérée, la femme au foyer qui fait elle-même son ménage est inactive, tandis que l’assistante ménagère qui le fait à sa place en échange d’une rémunération est considérée comme une active. Qualifier « d’actif » uniquement ceux qui exercent une activité professionnelle rémunérée ou recherchent un emploi relève d’une imposture idéologique. Cette définition exclut les personnes en âge de travailler qui n’ont pas d’emploi, n’en recherchent pas et ne sont pas inscrites à « Pôle emploi ». Afin d’en finir avec l’exclusion sociale provoquée par cette définition arbitraire, je considère que toutes les personnes âgées de 16 à 59 ans qui ne sont pas des élèves en second cycle ou étudiants font partie de la population active.

Chaque année, l’Insee publie les données statistiques suivantes : la population totale, l’estimation de la population par sexe et groupes d’âge, les effectifs d’élèves et d’étudiants et le nombre d’emplois à temps plein par branche. Je propose donc d’utiliser ces données pour quantifier la population active sans emploi à partir de l’équation ci-dessous :

– Soit, Pop est la population totale France : 65 899 406 hab[5].
– « , TPa est le taux population comprise entre 15 et 59 ans : 57,57 %[6].
– « , E est le nombre élèves second cycle et étudiants : 5 317 800[7].
– « , PAe est la population active occupe emploi temps plein : 25 589 589[8].
– « , PAc est la population active sans emploi.

En 2013, étant donné que la population moyenne de la France (France métropolitaine + DOM)[9] comprenait 65,8 millions d’habitants et que les personnes âgées de 15 à 59 ans représentaient 57,5 % de la population, 38 millions d’actifs étaient en âge de travailler. Comme elle avait 5,3 millions d’élèves en second cycle et d’étudiants et 25,5 millions de salariés occupant un emploi à temps plein, sa PAc s’élevait à 7 millions, soit 21,6 % de la population active. Les tableaux ci-dessous décomposent le calcul de la population active sans emploi en 2013.

En 2013, comme l’Ordonnance n°82-270 du 26 mars 1982 était encore vigueur, un salarié avait légalement le droit de prendre sa retraite à 60 ans[10]. L’âge légal du départ à la retraite étant fixé à 60 ans, les 23,8 % de la population de 60 ans et plus représentaient 15,7 millions de retraités. Grâce à l’Ordonnance n°59-45 du 6 janvier 1959, l’instruction est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans[11]. Représentant 18,6 % de la population, les jeunes de moins de 16 ans comprenaient 12,2 millions d’inactifs. Puisque les 42,4 % de retraités et de jeunes de moins de 16 ans représentaient 27,9 millions de personnes, la population de 16 à 59 ans en âge de travailler comprenait 38 millions d’actifs, soit 57,6 %. Comme 8,1 % des jeunes en âge de travailler avaient choisi de poursuivre leurs études, 5,3 millions de lycéens et d’étudiants n’étaient pas disponibles pour rechercher un emploi. Étant donné que la population active comprenait 32,6 millions de personnes et que 25,5 millions exerçaient un emploi à temps plein, 7 millions d’actifs, soit 21,6 % de la population active n’avaient pas d’emploi ou avaient un emploi à temps partiel subi. Le tableau ci-dessous identifie la population active sans emploi de 2013.

–  Sources 5 et 6 : Dares, Demandeurs d’emploi inscrits et offres collectées par Pôle emploi en décembre 2013, Indicateur de janvier 2014 n°006[12].

Ce tableau permet d’identifier et de quantifier les actifs qui ne sont pas pris en compte par l’Insee et Pôle emploi. En reprenant les données de la DARES, j’ai pu identifier ces 7 millions d’actifs sans emploi. Ces actifs comprennent 5,5 millions de demandeurs d’emploi de catégorie A, B, C, D et E et 268 000 de catégorie A, B et C des DOM, soit 18 % de la population active. À ce chiffre, il faut ajouter 1,1 million d’actifs non identifiés de la France métropolitaine et des DOM, soit 3,5 % de la population active. Ces actifs comprennent, d’une part, des demandeurs d’emploi de catégories D et E des DOM, et, d’autre part, des personnes au RSA, des handicapés, des femmes ou des hommes au foyer, des personnes rayées des listes de Pôle emploi, des détenus, des SDF, des rentiers, etc… qui ne recherchent pas ou plus d’emploi et ne sont pas inscrit à Pôle emploi.

En 2013, il n’y avait donc pas 2,8 millions de chômeurs ou 5,5 millions de demandeurs d’emploi, mais 7 millions d’actifs sans emploi. Puisque les chiffres officiels de l’Insee ne prennent pas en compte tous les actifs, même si le gouvernement parvenait à créer 2,8 millions d’emplois, il resterait encore une armée de réserve de 4,2 millions d’actifs sans emploi. Si tous les chômeurs de catégorie A trouvaient un emploi, les salariés précaires à temps partiel « subi » de catégories B et C, les demandeurs d’emploi de catégorie D et E et les personnes au RSA non inscrites à Pôle emploi exerceraient toujours une pression sur les salariés en poste.

Comme elle permet de tracer une courbe, l’équation qui calcule le nombre d’actifs sans emploi donne les moyens d’analyser son évolution sur une longue période.

  • L’évolution du nombre d’actifs sans emplois depuis 1980.

La courbe de la population active sans emploi permet de suivre et de comparer son évolution sur une longue période. J’aurai souhaité étudier cette évolution sur la période de 1949 à 2013, mais comme je n’ai pas trouvé de données statistiques d’élèves de second cycle et d’étudiants pour la période de 1949 à 1980, j’ai dû me limiter à la période de 1980 à 2013. Tandis que le graphique ci-dessous de gauche compare l’évolution de la population active sans emploi avec celle qui occupe un emploi équivalent temps plein, celui de droite compare l’évolution de la population de 16 à 59 ans avec celle des élèves de second cycle et des étudiants de 1980 à 2013.

–  Source : Insee, 6.209, Emploi intérieur total par branche en nombre d’équivalents temps plein, Op.Cit.

– Source : Insee, Population par sexe et groupes d’âges depuis 1946, Op.Cit.
– Source : Ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, Repères & références statistiques, 1.2, Évolution des effectifs d’élèves, d’étudiants et d’apprentis. N’ayant que des sources fragmentées des effectifs d’élèves et d’étudiants de 1980 à 2002, une partie de ces données reposent sur une estimation.

Contrairement aux idées reçues, le nombre d’actifs sans emploi n’a pas augmenté, mais diminué. En effet, de 1986 à 2013, le nombre d’actifs sans emplois a diminué de 1,5 million de personnes, soit une baisse de 17,6 %. Pourtant, sur la période de 1980 à 2013, la population âgée 16 et 59 ans a augmenté de 4,6 millions, soit une hausse de 13,8 %. Comme les entreprises ont seulement créé 3,6 millions d’emplois à temps plein, soit une hausse de 16,8 %, le nombre d’actifs sans emploi aurait dû augmenter de 1 million de personnes. Or, cela n’a pas été le cas. Quelles sont donc les causes qui pourraient expliquer la diminution du nombre d’actifs sans emploi ?

La première cause pourrait être la loi Aubry sur les 35 heures. Devant appliquer les 35 heures, pour assurer la continuité de leur activité, les entreprises de plus de 20 salariés ont dû augmenter leurs effectifs. À cause de cette contrainte, de 1998 à 2002, elles ont créé plus de 1,8 million d’emplois à temps plein, soit une hausse de 7,8 % sur 4 ans. Il est donc possible d’attribuer à cette loi 50 % des emplois créés entre 1986 et 2013. En permettant de diminuer le nombre d’actifs sans emploi de plus de 800 000 personnes sur 4 ans, les 35 heures en ont permis une baisse de 9,8 %. N’en déplaise au Medef et aux ultralibéraux, la réduction de la durée légale du temps de travail apparaît donc comme une solution efficace pour enrayer la hausse du chômage.

La seconde cause pourrait être le départ à la retraite de la population active issue du baby-boum. En effet, en 2006, les enfants nés en 1945 avaient 60 ans. L’âge du départ à la retraite étant fixé à 60 ans, de 2006 à 2013, la population active est passée de 38,5 à 37,9 millions, soit une baisse de 1,6 %[13]. Puisqu’après le baby boum, la courbe de la natalité n’a pas été aussi soutenue, le nombre d’actifs âgés de 16 à 59 ans continuera de diminuer. À terme, cette baisse va contribuer à réduire progressivement le nombre d’actifs sans emploi et donc, de demandeurs d’emploi.

La troisième est due à l’augmentation des effectifs des élèves de second cycle et des étudiants. De 1980 à 2013, ces effectifs ont augmenté de 1,6 million. Tandis qu’entre 1980 à 1995, ils ont augmenté de 1,3 million, soit une hausse de 37,7 %, de 1996 à 2013, ils ont augmenté de 234 000, soit une hausse de 4,6 %. La hausse de 37,7 % est en partie due à la volonté du gouvernement socialiste de faire accéder 80 % d’une classe d’âge au bac. Puisqu’un étudiant ne fait pas partie de la population active, cette généreuse ambition pourrait apparaître comme un moyen déguisé de faire baisser les chiffres du chômage.

Après avoir quantifié le nombre d’actifs sans emploi, il apparaît nécessaire d’appréhender les conséquences économiques et sociales du chômage.

Jean-Christophe Giuliani

 

Pour accéder aux pages suivantes :

– Quelles sont les conséquences du chômage ?

– Quelles sont les causes du chômage ?


[1] Insee, T302 – Chômage et taux de chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT), par sexe et tranche d’âge quinquennal et regroupé, en moyenne annuelle – 1975-2015 [En ligne], (consulté le 17 février 2017) https://www.insee.fr/fr/statistiques/2388200?sommaire=2045174

[2] Insee, la mesure du chômage par l’INSEE, n°4, septembre 2012, [En ligne] (consulté le 14 mars 2015) https://www.citeco.fr/IMG/pdf/insee-en-bref-chomage.pdf,

[3] DARES, Demandeurs d’emploi inscrits et offres collectées par pôle emploi en décembre 2013, janvier 2014, n°006.

[4] Capul Jean-Yves et Garnier Olivier, Dictionnaire d’économie et de sciences sociales, Paris, Hatier, 1999, page 321

[5] Insee, 1.115 Produit intérieur brut et revenu national brut par habitant, [En ligne], (consulté le 17 février 2017) https://www.insee.fr/fr/statistiques/2383629?sommaire=2383694

[6] Insee, Population par sexe et groupes d’âges depuis 1946, [En ligne], (consulté le 17 février 2017) https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/chiffres/france/structure-population/population-sexe-ages/

[7] Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, Repères & références statistique, 1.2, Évolution des effectifs d’élèves, d’étudiants et d’apprentis, [En ligne], (consulté le 17 février 2017), https://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2015/90/7/rers_2015_457907.pdf

[8] Insee, 6.209 Emploi intérieur total par branche en nombre d’équivalents temps plein, [En ligne], (consulté le 17 février 2017) https://www.insee.fr/fr/statistiques/2383648?sommaire=2383694

[9] Insee, Population moyenne : en appliquant à la population des départements et des régions, le taux de variation de l’ensemble de la population de la France entière (France métropolitaine+Dom) qui est connu. La population moyenne est la moyenne arithmétique des effectifs de la population au 1er janvier de l’année en cours et de celle du 1er janvier de l’année suivante. Comme l’INSEE calcul le PIB et le PIB par habitant de la France à partir de la population moyenne, par souci d’homogénéité, nous utiliserons les mêmes données pour calculer le taux de chômage.

[10] Légifrance, Ordonnance n°82-270 du 26 mars 1982 relative à l’abaissement de l’age de la retraite des assurés du régime général et du régime des assurances sociales agricoles, [En ligne], (consulté le 20 octobre 2018), https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000888522&categorieLien=id

[11] Légifrance, Ordonnance n°59-45 du 6 janvier 1959 portant prolongation de la scolarité obligatoire, [En ligne], (consulté le 20 octobre 2018), https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000705646

[12] Dares, Demandeurs d’emploi inscrits et offres collectées par pôle emploi en décembre 2013, Indicateur de janvier 2014 n°006, [En ligne], (consulté le 17 février 2017) http://docplayer.fr/37604926-Publication-de-la-direction-de-l-animation-de-la-recherche-des-etudes-et-des-statistiques.html

[13] Insee, Population par sexe et groupes d’âges depuis 1946, Op.Cit.

3 réflexions sur « Combien y a-t-il de chômeurs ? »

  1. Une remarque,

    une personne ne demande pas un emploi en lui même, mais demande les moyens d’assurer sa subsistance d’abord et son confort ensuite. C’est cette demande qui le conduit à offrir sa force et ou compétence en temps de travail, contre son équivalent supposé en unité de compte monétaire.

    Donc, une telle personne n’est pas un demandeur d’emploi mais de moyens matériels. C’est un offreur de compétence. Le véritable demandeur d’emploi est l’entreprise qui offre en échange une partie de sa production.

    De plus si cette personne gagne de l’argent en pratiquant une activité souhaité et donc épanouissante pour elle, alors elle ne peut être considéré comme occupant un travail. Elle occupe un emploi rémunéré, mais celui ci n’entre pas dans la catégorie travaillé au sens ou ce dernier correspond à une obligation, une contrainte et souvent une souffrance accepté en échange d’un salaire.

    Le travail n’est donc pas un droit mais un devoir, dont la contrainte est exercé par la nécessité d’acquisition de monnaie d’échange. Ce qui est un droit déduit du devoir, c’est l’activité choisi, épanouissante.

  2. En effet, le nombre de retraités est une information importante. Il est pris en compte dans le calcul du nombre d’actifs sans emploi.

    L’augmentation du départ à la retraite des retraités issus du Baby Boum va provoquer une diminution du nombre d’actifs sans emploi et donc, à terme du nombre de demandeur d’emploi.

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