Quelles sont les conséquences du chômage ?

Jean-Christophe Giuliani

Le chômage est un fléau économique, politique et social qui concerne toutes les catégories socioprofessionnelles (employés, ouvriers et cadres). Ces conséquences directes et indirectes concernent les demandeurs d’emploi, ainsi que les salariés en poste, les chefs d’entreprises et la compétitivité des entreprises. Les surcoûts financiers générés par le chômage et la peur du chômage contribuent également à creuser la dette publique de l’État et le déficit de la caisse d’assurance maladie.

  • Quelles sont les conséquences directes du chômage ?

La première conséquence du chômage est la perte du pouvoir d’achat et l’endettement des ménages. En se retrouvant au chômage, le salarié perd 25 % de son revenu, qui décroît en fonction de sa durée. En fin de droit, le chômeur ne perçoit plus que le RSA (revenue de solidarité active). Si le ménage a souscrit à un emprunt immobilier et à des crédits à la consommation, cette perte de revenu peut conduire au surendettement. La cessation de payement des traites et des crédits déclenche une procédure de recouvrement, la saisie des biens et à terme, l’expulsion du logement.

La seconde est la perte du lien social. L’entreprise étant le principal lieu de socialisation du salarié, la perte d’un emploi s’accompagne de la perte du réseau et des liens professionnels qui permettent de se socialiser. La dévalorisation du statut de chômeur influence profondément l’image et l’estime que l’individu a de lui. Malgré le temps libre dont il dispose, le chômeur ne se sent pas digne d’en profiter pour expérimenter de nouvelles activités qui lui permettraient de créer de nouveaux liens sociaux. La honte qu’il ressent l’incite à s’isoler de sa famille et de ses amis. En se repliant sur lui, le chômeur perturbe l’équilibre de sa vie de famille. En 1987, Serge Paugam faisait apparaître que 43,5 % des hommes au chômage depuis 2 ans avaient vécu une rupture conjugale, contre 18,9 % pour ceux qui étaient actifs[14]. Pour toutes ces raisons, le chômage de longue durée apparaît comme l’une des principales causes de l’exclusion sociale.

La troisième concerne la santé physique et psychique du chômeur. L’identité, le statut social et le sens de la vie d’un individu étant étroitement liés à la pratique quotidienne d’une activité professionnelle, le chômage de longue durée risque de provoquer un effondrement de sa personnalité et de son équilibre psychique. Ne disposant plus de repères temporels pour structurer son emploi du temps et le rythme de sa vie, le chômeur est confronté au désœuvrement, à l’angoisse et au vide existentiel. La discrimination associée au statut de chômeur peut également provoquer une dévalorisation de soi et donc, une perte d’estime de soi. La honte et la culpabilité qu’elle provoque s’accompagnent souvent d’un état de stress durable que l’individu ne peut pas éviter ou affronter. La fuite de ce vide et de cet état de stress peut conduire à des comportements violents ou compensatoires : la consommation d’alcool ou de drogue ou des addictions (jeux vidéo, télévision, Internet, sexe, etc…). En se prolongeant, cet état stressant et anxiogène peut provoquer des maladies plus ou moins graves, telles que l’insomnie, la dépression, le cancer, etc…, et parfois, conduire au suicide. Une étude de 1997 a montré qu’une augmentation de 3 % du taux de chômage pouvait provoquer une hausse du taux de suicide de 4,4 %[15]. Étant davantage soumis aux maladies cardio-vasculaires et rénales (+50 %), le taux de mortalité d’un chômeur augmente en moyenne de 75 % par rapport à celui d’un actif[16]. Michel Lagrave cite une étude britannique qui affirme qu’une hausse de 1 million de chômeurs sur 5 ans provoque 50 000 décès et 60 000 cas de maladies mentales supplémentaires[17]. Ces conséquences incitent davantage les chômeurs à retrouver rapidement un emploi qu’à profiter des allocations chômages et du temps libre.

Après avoir présenté les conséquences directes, il est nécessaire de présenter les indirectes.

  • Quelles sont les conséquences indirectes du chômage ?

La première conséquence indirecte concerne la hausse de la délinquance et de la criminalité. La plupart des condamnés pour vols, trafics ou violences cumulent la précarité et l’exclusion sociale liées au chômage. Une étude publiée en 2000 montrait qu’un détenu sur sept n’a jamais exercé d’activité professionnelle et qu’un sur deux est ou a été ouvrier, contre un sur trois dans l’ensemble de la population[18]. Confronté à la difficulté de trouver un emploi, un jeune issu de milieux défavorisés peut donc facilement basculer dans la délinquance. Il existerait également une corrélation entre la hausse du chômage et celle de la délinquance. Aux États-Unis, une étude a montré qu’une hausse de 10 % du chômage provoque une hausse de 4 % des arrestations, de 6 % des incarcérations, de 3,4 % des crimes économiques et de 0,8 % des crimes violents. Une hausse de 1 million de chômeurs sur 5 ans est à l’origine de 14 000 condamnations pénales supplémentaires[19]. Le chômage étant la principale cause de la délinquance, au lieu d’augmenter le nombre de prisons, les pouvoirs publics devraient plutôt enrayer la hausse du chômage.

La seconde conséquence concerne l’impact du chômage sur les salariés en poste. Il n’y a pas que les chômeurs qui sont concernés par la hausse du chômage. Elle concerne également tous les salariés qui ont « la chance d’avoir un emploi ». La hausse du chômage entretient un climat d’insécurité dans l’esprit des salariés qui ont peur de perdre leurs emplois. Pour éviter de se retrouver au chômage, en fonction de son niveau hiérarchique, le salarié peut utiliser de multiples stratégies d’évitement : se soumettre aux ordres, contribuer au « sale boulot »[20], accepter la dégradation de ses conditions de travail, entrer en compétition avec ses collègues et ne pas s’impliquer dans des revendications sociales collectives. La peur du chômage empêche les mouvements sociaux de se mobiliser pour lutter contre la dégradation des conditions de travail : la stagnation des salaires, la flexibilité, la réforme du Code du travail, la casse du système social, etc…

Ce comportement de soumission provoque un état de stress qui a des répercussions sur la santé physique et psychique des salariés. En acceptant de contribuer au « sale boulot », d’intensifier son rythme de travail, l’insécurité d’un emploi précaire, le harcèlement d’un petit chef, la flexibilité, des objectifs inatteignables, des horaires irréguliers et imprévisibles incompatibles avec une vie sociale et familiale, etc…, les salariés s’exposent à des situations de stress et à des risques psychosociaux. En reprenant les quatrième et sixième enquêtes européennes sur les conditions de travail dans l’Union européenne, un rapport de l’Organisation internationale du Travail (OIT) estimait que 40 millions de personnes étaient affectées par le stress lié au travail[21]. Tandis que 36 % déclaraient travailler dans des délais très courts, 33 % déclaraient travailler à une cadence élevée. Ce même rapport indiquait, d’une part, qu’un travailleur sur six, soit 16 %, avait été confronté à un comportement social hostile (violence physique, harcèlement sexuel et harcèlement), et, d’autre part, que 80 % des cadres s’inquiétaient du stress lié au travail, et que près d’un sur cinq considéraient la violence et le harcèlement comme un problème majeur.

Quels que soient leurs niveaux hiérarchiques, à cause du stress lié au travail, de plus en plus de salariés sont sujets à des fatigues, à des maux de tête ou d’estomac, à des troubles du sommeil et de l’humeur, à des comportements addictifs (alcool, drogues, jeux, shopping, sexe, surtravail, etc…) et à des états anormaux d’agitation et d’angoisse accompagnés d’une diminution de la lucidité et d’un rétrécissement de la pensée. En se prolongeant dans le temps, l’exposition à un état de stress durable provoque des problèmes de santé physique (maladies cardio-vasculaires, accident vasculaire cérébral (AVC), troubles musculo-squelettiques (TMS), hypertension artérielle, ulcères, cancers, etc…) et psychique (anxiété, fatigue chronique, dépression, Burn-out, tentatives de suicide, etc…). Les troubles musculo-squelettiques et psychiques constituent les pathologies à caractère professionnelles les plus fréquentes.

À eux seuls, les TMS, qui ont augmenté de 17 % par an en dix ans, représentaient 74 % des déclarations des maladies professionnelles en 2008[22]. Afin d’aider les salariés à poursuivre leur travail, les médecins généralistes prescrivent toujours plus d’antidépresseurs. En 2000, 24,5 % de la population française a bénéficié du remboursement d’un médicament psychotrope[23]. La hausse de la consommation de psychotropes est le révélateur d’un malaise social profond qui ne cesse de progresser. Au lieu d’en prescrire toujours plus, il serait plus judicieux d’en finir avec le chômage qui est la principale cause du stress au travail. Les problèmes de santé physique et psychique concernent également les dirigeants d’entreprises. Une étude, réalisée en 2010 par TNS Sofres auprès de 800 dirigeants de PME, révélait que 63 % déclaraient être stressés et que 34 % d’entre eux souffraient de problèmes de santé liés au travail[24].

La troisième conséquence concerne la compétitivité des entreprises. L’absentéisme, la rotation du personnel et la baisse de la productivité liés au stress au travail ont également des répercussions sur la performance des entreprises. En 2001, une étude estimait que 30 % des arrêts maladie étaient directement liés au stress[25]. Aux États-Unis, l’absentéisme est responsable de plus de la moitié des 550 millions d’heures de travail perdues dans le secteur privé[26]. Une étude de 2013 financée par l’Union européenne estimait que le coût du stress lié au travail s’élevait à 514 milliards € par an pour les entreprises européennes : l’absentéisme et le présentéisme représentaient 272 milliards € et la perte de productivité était estimée à 242 milliards €[27]. En France, le coût du stress était estimé entre 1,9 et 3 milliards € pour les entreprises en 2007[28]. Une étude britannique réalisée en 2007 par le Sainsbury Centre for Mental health estimait que le coût du stress, de l’anxiété et de la dépression s’élevait pour les employeurs à 1 220 € par employé et par an : 710 € était imputable au présentéisme, 400 € à l’absentéisme et 110 € à la rotation du personnel[29]. À ces coûts, il faut ajouter les risques psychosociaux liés au manque de perspective d’évolution, à l’accroissement des tensions interpersonnelles, ainsi qu’à l’absence d’implication et de communication au sein des équipes de travail, qui ont également un impact sur la performance des entreprises. Au lieu d’attribuer la perte de compétitivité des entreprises au coût trop élevé du travail, à la rigidité du Code du travail et à la réduction du temps de travail, le Medef devrait encourager la mise en œuvre de politiques salariales qui amélioraient la qualité de vie et le bien-être des salariés : sécuriser les parcours professionnels, aménager des horaires plus stables compatibles avec une vie privée, alléger les charges de travail en la répartissant et réduire le temps de travail. En permettant d’augmenter la productivité et la qualité du travail, ces mesures contribueraient à favoriser la compétitivité des entreprises et donc, à créer des emplois.

Le chômage et la peur du chômage ne concernent pas que les salariés et les entreprises, ils concernent également le budget de l’État.

  • Quelles sont les conséquences du chômage sur le budget de l’État ?

La hausse du chômage a également des répercussions sur le budget de l’État. En provoquant à la fois une hausse des dépenses et une baisse des recettes fiscales, l’augmentation du chômage contribue à creuser la dette publique. Afin d’en calculer le coût, il est nécessaire de prendre en compte les coûts directs et indirects.

En France, les coûts directs du chômage sont estimés à 6 % du PIB[30]. Ils concernent, d’une part, l’augmentation des allocations chômage et des dépenses de gestion administrative allouées à Pôle emploi, et, d’autre part, la baisse des cotisations versées à l’Urssaf et aux caisses de retraite, ainsi que celle des recettes fiscales de l’État et des collectivités locales. Ils comprennent également les diverses aides, que l’État accorde aux entreprises pour créer des emplois. Le coût global annuel des allocations chômage reviendrait à 45 milliards € : l’allocation versée par l’Unédic aux 2,4 millions de chômeurs coûterait un peu plus de 33,5 milliards € et la prime pour l’emploi versée par la caisse d’allocation familiale (CAF) à 1,35 million de personnes reviendrait à environ 11,8 milliards €[31]. À ce montant, il est nécessaire d’ajouter 83 milliards € consécutifs à des coûts supplémentaires, à des baisses de cotisations et à des pertes de recettes fiscales : l’Unédic pour 34,8 milliards €, la sécurité sociale pour 25,7 milliards € et l’État et les collectivités locales pour 22,4 milliards €[32]. À cela, il faut ajouter 10 milliards € alloués au dispositif du RSA[33]. Pour finir, il est également nécessaire d’ajouter les 36 milliards € d’aides accordées aux entreprises pour créer des emplois : 16 milliards € concernent le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE)[34] et 20 milliards € le Pacte de responsabilité et de solidarité[35]. Le cumul approximatif des coûts directs liés au chômage s’élèverait donc à environ 174 milliards € par an. En 2013, le total des recettes nettes du budget général de la France s’élevait à 312 milliards €[36] et le montant du PIB à 2 113 milliards €[37]. Puisque le coût direct du chômage s’élevait à 174 milliards €, il représentait 55,8 % du budget de l’État et 8,2 % du PIB.

Les coûts directs n’intègrent pas les coûts indirects liés aux conséquences sociales du chômage. En effet, l’augmentation, d’une part, de la délinquance et des incarcérations, et, d’autre part, des maladies liées au chômage et à la peur du chômage, provoque une hausse des dépenses qui creusent la dette publique de l’État et le déficit de la caisse d’assurance maladie. Selon une étude canadienne datant de 1996, si le taux de chômage atteignait 10,4 % de la population, son coût indirect évoluerait entre 5 % et 12 % du PIB[38]. S’il atteignait 12 %, ce coût représenterait 253 milliards €, soit 81 % des recettes fiscales de l’État. En effet, pour réparer les dégâts provoqués par la hausse du chômage, le gouvernement doit augmenter le budget des ministères du Travail et de l’Emploi, des affaires sociales, de la santé, de la justice et de l’intérieur.

L’augmentation de la délinquance provoque la hausse des dépenses des ministères de la Justice et de l’Intérieur. Engorgé par l’accroissement des infractions et des délits, le ministère de la Justice doit augmenter ses effectifs et les moyens octroyés à l’appareil judiciaire pour assurer son fonctionnement. Pour maintenir l’ordre et la sécurité, le ministère de l’Intérieur doit augmenter ses effectifs et les moyens alloués à la police. Le surpeuplement des prisons consécutif à l’augmentation de la délinquance oblige le gouvernement à en construire de nouvelles et à embaucher du personnel pénitencier. Une étude publiée en 2010 par l’économiste Jacques Bichot estimait que les dépenses liées à la délinquance pouvaient être estimées à plus de 115 milliards d’euros par an[39], soit 7,5 % du PIB.

La hausse du chômage et le stress lié à la peur du chômage provoquent également l’augmentation des dépenses de santé. Une étude de 2013 financée par l’Union européenne estimait le coût des dépressions liées au travail supporté par les systèmes sociaux des États européens à 102 milliards € : le coût des soins de santé représentait 63 milliards € et les prestations sociales versées sous la forme d’allocations s’élevaient à 39 milliards €[40]. En France, l’augmentation des pathologies psychiques et de la consommation de psychotropes représentaient 22,6 milliards, soit 16 % des dépenses de santé en 2011[41]. La hausse des coûts destinés à prendre en charge les maladies physiques et psychiques liées au chômage et à la peur du chômage contribuent à creuser le déficit de la caisse d’assurance maladie au profit des industries pharmaceutiques et de la santé. Au lieu d’attribuer le déficit de la caisse d’assurance maladie à la mauvaise gestion des partenaires sociaux, il apparaît plus judicieux de l’attribuer à la hausse du chômage. Le meilleur moyen de réduire le déficit de cette caisse n’est donc pas de limiter les conditions d’accès aux arrêts-maladie, de baisser le taux de remboursement des médicaments et des honoraires des médecins, mais de procurer un emploi sécurisé et stable aux 7 millions d’actifs sans emploi.

Bien que ces chiffres aient été contestés par les pouvoirs publics, en 1998, Jacques Nikonoff avait estimé le cumul des coûts directs et indirects du chômage à 13 % du PIB[42]. En prenant uniquement en compte les 174 milliards € de coûts directs et les 115 milliards € de coûts indirects liés à l’augmentation de la délinquance, le cumul de ces dépenses aurait abouti à 289 milliards €, soit 13,7 % du PIB en 2013. En augmentant les dépenses de santé, ainsi que le budget des ministères du Travail et de l’Emploi, des affaires sociales, de la justice et de l’intérieur, la hausse du chômage creuse la dette publique de l’État et le déficit de la caisse d’assurances maladie sans améliorer la qualité de vie et le bien-être de la population.

Au lieu de proposer des solutions capables d’en finir avec le chômage, la principale préoccupation des gouvernements français et européens, de la commission européenne, du FMI et des agences de notation (Modys, Standar & Poor, etc…) est de réduire la dette publique des États. Pour la réduire, les mesures préconisées sont les suivantes : augmenter l’âge du départ à la retraite, baisser le montant des retraites, réduire les effectifs de la fonction publique, supprimer le salaire minimum, plafonner le salaire des fonctionnaires, réduire l’impôt sur les sociétés et les cotisations sociales patronales, supprimer l’impôt sur la fortune (ISF), privatiser les services publics (santé, transport, éducation, poste, eau, énergie, etc…), etc… Le cas de la Grèce met en évidence l’incohérence de cette politique dictée par une doctrine idéologique. En provoquant une récession économique, le plan d’austérité augmente le nombre de demandeurs d’emploi qui se traduit par une baisse des recettes fiscales et une augmentation des dépenses qui contribuent à creuser la dette publique. Ce n’est donc pas la réduction des effectifs des services publics (éducation, hôpitaux, impôts, etc…) ou des dépenses culturelles et sociales, mais la suppression du chômage qui est la stratégie la plus efficace pour réduire la dette publique.

Avant de proposer des solutions pour en finir avec le fléau économique, politique et social des 7 millions d’actifs sans emploi, il apparaît indispensable d’en comprendre les causes.

Jean-Christophe Giuliani

Pour accéder aux pages suivantes :

– Quelles sont les causes du chômage ?

[14] Paugam Serge, Famille et vie conjugale, Précarité et risque d’exclusion en France, Document du CERC, Paris, La Documentation française, 1993, n° 109, d’après l’enquête Situations défavorisées 1986-1987 (INSEE).

[15] Chauvel Louis, « L’uniformité du taux de suicide masculin selon l’age : effet de génération ou recomposition du cycle de vie ? », Revue française de sociologie, n°38, 1997.

[16] Jin R. L, Shah C. P. et Svoboda T. J, « The health impact of unemployment : a review of the evidence », Social Science & Medicine, Volume 56, 1995, Pages 973-985.

[17] Lagrave Michel, Les difficultés d’évaluation du coût du chômage, Paris, Economica, 1982.

[18] Cassan Francine, Toulemen Laurent et Kensey Annie, « L’histoire familiale des hommes détenus », Insee Première, n° 706, avril 2000.

[19] Lagrave Michel, Op.Cit.

[20] Dejours Christophe, Souffrance en France : banalisation de l’injustice sociale, Paris, Seuil, 1998, page 109.

[21] Organisation Internationale du Travail (OIT), Stress au travail, un défi collectif, 28 avril 2016, [En ligne] (consulté le 16 octobre 2018), http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/—ed_protect/—protrav/—safework/documents/publication/wcms_466548.pdf

[22] Sénat, Le mal-être au travail : passer du diagnostic à l’action, Rapport d’information n 642 (2009-2010) de M Gérard Dériot, Mission d’information sur le mal-être au travail et de la commission des affaires sociales, déposé le 7 juillet 2010, [http://www.senat.fr/rap/r09-642-1/r09-642-1_mono.html]

[23] Lecadet J, Vidal P, Baris B, Vallier N, Fender P, Allemand H et le groupe Médipath (2000), Médicaments psychotropes : consommation et pratiques de prescription en France métropolitaine. I. Données nationales, 2000, [En ligne] (consulté le 16 octobre 2018), https://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/Psychotropes_conso_et_pratiques.pdf

[24] Yosr Ben Tahar (2014), Analyse du burnout en entrepreneuriat : étude empirique sur les dirigeants de PME, [En ligne]. Thèse de Doctorat : Economie et gestion. Montpellier : Université de Montpellier 1, 367 pages. Disponible sur : http://www.observatoire-amarok.net/sites/wordpress/wp-content/uploads/2017/12/these_yosr_ben_tahar-2.pdf (consulté de 16 octobre 2018)

[25] Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, Calcul des coûts du stress et des risques psychosociaux liés au travail, [En ligne] (consulté le 16 octobre 2018), https://osha.europa.eu/fr/tools-and-publications/publications/literature_reviews/calculating-the-cost-of-work-related-stress-and-psychosocial-risks/view

[26] Professeur Cary L. Cooper, Paula Liukkanen et Dr Susan Cartrwight, stress prevention in the workplace : Assessing the costs and benefits to organizations, 1996, Dublin, Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail.

[27] Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, Calcul des coûts du stress et des risques psychosociaux liés au travail, Op-Cit.

[28] Organisation Internationale du Travail (OIT), Stress au travail, un défi collectif, 28 avril 2016, Op-Cit.

[29] Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, Calcul des coûts du stress et des risques psychosociaux liés au travail, Op-Cit.

[30] Franceinfo.fr, Économie : le chômage nuit gravement à la santé, [En ligne] (consulté le 16 octobre 2018), https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/chomage/economie-le-chomage-nuit-gravement-a-la-sante_1444550.html

[31] Archer Jean-Yves (2017), Le coût du chômage de masse pour les finances publiques, Les Echos.fr, [En ligne] (consulté le 16 octobre 2018), https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-167453-le-cout-du-chomage-de-masse-pour-les-finances-publiques-2071875.php

[32] Ibid.

[33] Financespubliques.fr, Revenu de Solidarité Active (RSA), [En ligne] (consulté le 16 octobre 2018), http://www.financespubliques.fr/glossaire/terme/revenusolidariteactive/

[34] Gouvernement.fr, Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), [En ligne] (consulté le 16 octobre 2018), https://www.gouvernement.fr/du-concret-pour-vous-le-cice

[35] Gouvernement.fr, Le Pacte de responsabilité et de solidarité, [En ligne] (consulté le 16 octobre 2018), https://www.gouvernement.fr/du-concret-pour-vous-le-pacte

[36] Ministère de l’économie et des finances, les chiffres clés, 2013 projet de loi de finance, projet de loi de programmation des finances publiques 2017, [En ligne] (consulté le 14 mars 2015), http://www.economie.gouv.fr/files/projet-loi-finances-2013-plf-chiffres-cles.pdf

[37] Insee, 1.115 Produit intérieur brut et revenu national brut par habitant, Op.Cit.

[38] Bédard Marcel, « Les coûts économiques et sociaux du chômage », Bulletin de la recherche appliquée, été-automne 1996.

[39] Leclerc Jean-Marc (2010), La délinquance coûte 115 milliards chaque année, Le Figaro.fr, [En ligne] (consulté le 16 octobre 2018), http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/05/04/01016-20100504ARTFIG00586-la-delinquance-coute-115milliards-chaque-annee.php

[40] Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, Calcul des coûts du stress et des risques psychosociaux liés au travail, Op-Cit.

[41] Coldefy Magali, Nestrigue Clément (2013), Question d’économie de la santé, La prise en charge de la dépression dans les établissements de santé, n°191 octobre 2013, Irdes.fr, [En ligne] (consulté le 16 octobre 2018), http://www.irdes.fr/recherche/questions-d-economie-de-la-sante/191-la-prise-en-charge-de-la-depression-dans-les-etablissements-de-sante.pdf

[42] Nikonoff Jacques, « Des chiffres sur le coût du chômage qui font peur », L’Humanité, mardi 3 mars 1998, pages 53.

4 réflexions sur « Quelles sont les conséquences du chômage ? »

  1. C’est entendu, les politiques, leurs conseillers ainsi que les économistes ne semblent rien comprendre à l’économie et aux causes de l’augmentation du chômage. Imaginons que nous nous organisions pour nous en sortir nous même, il faudrait :
    – faire en sorte d’équilibrer la balance commerciale
    – utiliser l’euro comme une monnaie de troc (comme on le ferait pour l’or)
    – financer nos institutions – du moins celles que nous voulons conserver tels que l’assurance vieillesse, ou maladie, l’administration, la collecte d’impôt, l’enseignement, la police, etc.. tout ce à quoi nous tenons en tant que société développée.
    – s’il y a trop de travail par rapport au bras disponibles (situation durant les 30 glorieuses), faire une taxation qui incite les entreprise à trouver d’autres solutions que la main d’oeuvre locale – par exemple une taxation à 100% sur le travail qu’on appellerais l’URSAF
    – si au contraire il y n’y a pas assez d’offre d’emploi changer la taxation pour au contraire inciter les entreprises à embaucher – par exemple remplacer la taxation sur le travail par une aide au travail.
    La taxe n’est qu’un moyen de financer nos institutions et peu importe l’endroit ou on l’applique puisque de toute façons, il faudra bien s’en acquitter. Si l’on fait fonctionner la « pompe à pognon » d’une certaine façon, il faut prévoir des circuits parallèles et complémentaires pour équilibre les flux. Ainsi la TVA est un impôt (qui devrait être) parfaitement égalitaire qui frappe tous les produits indistinctement de leur origine (extérieur ou intérieure). Au contraire, les charges sociales (au sens de l’acceptation actuelle) ne frappe que la main d’oeuvre interne, pas la main d’oeuvre externe, tandis que les aides au travail (non encore inventées) font exactement le contraire.
    du fait de ces trois leviers, il est certainement possible de s’organiser pour gérer intelligemment le niveau de chômage à la valeur souhaité (ou souhaitable). Le choix du niveau de chômage dans laquelle une société souhaite s’installer est alors du ressort des politiques et du choix des citoyens par les urnes.
    Le fait que les politiques et les savants de tout poils refusent de nous accorder ce droit est inacceptable.
    J’en appel donc à une révolte des citoyens, ou à défaut à l’auto-organisation d’une société parallèle avec son système administratif autonome fonctionnant en équilibre budgétaire.

    Bernard Rambert. de Chatillon

  2. N’ayant pas étudié les conséquences du chômage pour chaque pays européen, je ne peux pas répondre précisément à cette question. Je peux simplement dire que certaines des conséquences sociales décrites dans cet article sont communes avec de nombreux pays européens. Je vous invite donc à faire cette comparaison.

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