A propos Jean-Christophe Giuliani

Je suis un créatif culturel qui pratique la simplicité volontaire. Je suis également essayiste et blogueur. J’ai notamment écrit, « En finir avec le chômage : un choix de société ! », « Satisfaire nos besoins : un choix de société ! » et « Le travail, et après ? »

Est-il pathologique de vouloir réussir sur le plan financier ?

Jean-Christophe Giuliani

L’article a été publié dans le journal Kairos : n°39 d’Avril / Mai 2019 sous le titre “Vouloir réussir sur le plan financier et matériel serait-il pathologique ?”

Le développement économique nous a permis d’accéder à un niveau de confort matériel sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Malgré ce bien-être matériel, nous continuons à produire et à consommer toujours plus de biens et de services marchands. En réchauffant le climat et en épuisant l’écosystème, ce mode de vie menace notre qualité de vie, notre processus démocratique et la survie de l’humanité. L’imminence d’une catastrophe annoncée, qui est révélée par la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, des sécheresses, des pics de pollution, etc…, impose un changement de mode de vie et une transformation sociale en moins de 10 ans.

Afin d’accompagner ces changements, il m’apparaît nécessaire de répondre à une question qui ne semble pas préoccuper les économistes : pourquoi sommes-nous motivés à accumuler toujours plus d’argent et de biens matériels ? Indépendamment du fait qu’il est nécessaire de gagner de l’argent pour assurer sa subsistance et un minimum de confort matériel, à quoi peu bien servir l’agitation à en avoir toujours plus qui épuise les organismes et la planète.

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Travailler 5 jours est-il compatible avec la démocratie ?

Jean-Christophe Giuliani

La première partie de l’article a été publié dans le journal Kairos : n°38 de Février / Mars, sous le titre : Travailler 5 jours par semaine est-il compatible avec la démocratie ?

La participation des citoyens à la vie politique est l’une des conditions de la transformation sociale. Du Grec dèmos, « ensemble des citoyens » et kratos, « pouvoir », la démocratie désigne le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu et exercé par l’ensemble des citoyens. Comme ils détiennent la légitimité du pouvoir politique, les citoyens participent aux délibérations et aux prises des décisions qui concernent le vote des lois, du budget, des impôts et de l’organisation du « vivre ensemble ». Tandis que dans une démocratie directe, les citoyens exercent directement leur souveraineté, dans une démocratie représentative, ils l’exercent par l’intermédiaire de représentants élus (président, députés, maires, etc…). Dans un régime démocratique, la constitution et les lois permettent de garantir l’égalité des droits, la liberté d’expression, d’association et de culte et de disposer d’une presse libre. Avant de proposer des solutions pour favoriser la démocratie, il m’est apparu nécessaire de questionner la compatibilité de la démocratie avec la semaine de 5 jours.

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Pourquoi notre pouvoir d’achat a-t-il baissé ?

Jean-Christophe Giuliani

Article extrait de l’essai “En finir avec le chômage : un choix de société !”

La stagnation, voire la baisse du pouvoir d’achat est l’une des principales préoccupations des ménages. Puisque l’augmentation du pouvoir d’achat est associée à la hausse des salaires, sa diminution est trop souvent associée à la stagnation, voire à la baisse des salaires. Le montant du salaire étant étroitement corrélé au taux horaire du travail, pour augmenter le pouvoir d’achat, il suffit donc d’augmenter le taux horaire du Smic. Bien que le pouvoir d’achat soit étroitement lié au taux horaire, il est également corrélé à la part du Smic allouée à l’alimentation et au logement. Afin de proposer d’autres solutions pour augmenter le pouvoir d’achat, il apparaît donc nécessaire, d’une part, d’étudier l’évolution de la part du Smic allouée à l’alimentation et au logement, et, d’autre part, d’étudier séparément les causes de la hausse de ces dépenses.

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Pourquoi les prix du logement ont-ils augmentés ?

Jean-Christophe Giuliani

Une enquête de l’observatoire du logement montre que 55 % des Français déclarent consacrer un tiers de leur budget à se loger[1]. Puisque le logement protège du froid et du monde extérieur, il contribue au confort, à l’autonomie et à la dignité de l’existence. Étant donné qu’il est indispensable à la satisfaction des besoins physiologiques, il est nécessaire d’intervenir pour diminuer les dépenses allouées au logement. Avant de proposer des solutions pour les réduire, il apparaît nécessaire de comprendre les causes de la hausse de ces dépenses.

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Les besoins de Maslow

Jean-Christophe Giuliani

Le comportement d’un individu est motivé par la satisfaction de besoins plus ou moins conscients qui sont la condition de sa survie, de son développement et de son émancipation. Abraham Maslow distingue cinq niveaux de besoin[i] que j’ai regroupé en trois catégories : les besoins essentiels (physiologiques et sécurité), les besoins psychosociaux (appartenance et estime de soi) et le besoin de réalisation de soi.

Tandis que l’insatisfaction des besoins provoque des souffrances physiques et psychiques, des manques et des frustrations qui peuvent provoquer des maladies et la mort, la satisfaction régulière et continue supprime les symptômes. Selon Maslow, un besoin inférieur doit être satisfait pour stimuler l’émergence d’un plus élevé. Les besoins essentiels doivent donc être suffisamment satisfaits et sécurisés pour permettre à ceux des niveaux supérieurs de motiver un nouveau comportement.

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Disposer de 4 jours de temps libre : un choix de société !

Jean-Christophe Giuliani

L’avenir du travail par Albert Jacquard

La réduction de la semaine de travail à 3 jours n’est pas un choix économique, mais un choix de société. En devenant le temps social dominant, le temps libre individuel provoquera un changement de valeurs, de modes de production et de catégories sociales dominantes. En disposant de 4 jours de temps libre, les membres des couches populaires et de la classe moyenne, ainsi que les cadres, les chefs d’entreprises, les entrepreneurs, les membres des professions libérales, les agriculteurs, les artisans et les commerçants auront les moyens de se socialiser, de nourrir l’estime de soi et de s’émanciper autrement que par l’activité professionnelle et la consommation. En provoquant l’effondrement du mode « avoir » au profit du mode « être », cette inversion du rapport au temps modifiera le rapport à soi et aux autres. La somme de ces transformations favorisera la mise en œuvre de l’économie au service du développement et de l’émancipation de chaque individu.

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Le temps libre : un choix de société !

Jean-Christophe Giuliani

Bande annonce : Time out de Andrew Niccol, sorti en 2011.

La régulation des tensions et des conflits inhérents à la vie sociale et aux activités humaines sont à l’origine de lois, de règles, de valeurs et de croyances qui ont contribué à la construction de systèmes de significations de l’existence idéologiques qui peuvent être religieux, économiques ou politiques. Ces systèmes régulent, organisent, médiatisent et donnent un sens à la vie, à la pratique d’activités particulières et aux relations que les individus tissent les uns avec les autres. Qu’elles soient guerrières, politiques, religieuses, économiques, etc…, les pratiques sociales valorisées et reconnues par ces systèmes contribuent à structurer et à légitimer l’identité, le rôle et le statut social d’un individu. L’espace immatériel qui unit les systèmes idéologiques et les pratiques sociales aux individus est le temps. Le temps étant omniprésent, que ce soit sur le plan individuel ou collectif, en modifiant le rapport au temps, il est possible de provoquer des changements de mode de vie individuel et une transformation sociale.

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Comment favoriser la démocratie participative ?

Jean-Christophe Giuliani

La participation des citoyens à la vie politique est l’une des conditions de la transformation sociale. Du Grec dèmos, « ensemble des citoyens » et kratos, « pouvoir », la démocratie désigne le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu et exercé par l’ensemble des citoyens. Comme ils détiennent la légitimité du pouvoir politique, les citoyens participent aux délibérations et aux prises des décisions qui concernent le vote des lois, du budget, des impôts et de l’organisation du « vivre ensemble ». Tandis que dans une démocratie directe, les citoyens exercent directement leur souveraineté, dans une démocratie représentative, ils l’exercent par l’intermédiaire de représentants élus (président, députés, maires, etc…). Dans un régime démocratique, la constitution et les lois permettent de garantir l’égalité des droits, la liberté d’expression, d’association et de culte et de disposer d’une presse libre. Avant de proposer des solutions pour favoriser la démocratie, il m’est apparu nécessaire de questionner la compatibilité de la démocratie avec la semaine de 5 jours.

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Le phénomène des emplois bidons ou des bullshit Jobs

Article de David Graeber initialement publié en anglais sur Strike Magazine.

Dans une société où les poètes se métamorphosent en avocats d’affaires pour assurer les besoins matériels de leur famille et où l’inutilité de la plupart des emplois est criante au point d’être admise par ceux qui les occupent. L’anthropologue David Graeber revient sur les contradictions de la vision actuelle du travail.

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Brown-out : quand le travail ne donne plus de sens à la vie

Jean-Christophe Giuliani

– Source : Réinventer son travail, Brownout-travail-vide-de-sens[1].

Après le « burn-out », qui correspond à un épuisement professionnel lié à une surcharge de travail, le « bore-out », qui correspond à un épuisement lié à l’ennui sur le lieu de travail, le « brown-out » apparaît comme le nouveau mal du siècle qui ronge les cadres[2]. Le brown-out, qui concerne principalement les cadres, est une sorte de baisse de tension liée à l’absurdité, à l’inutilité et l’absence de sens du monde du travail.

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